#2676

En général j’essaye de ne pas travailler le week-end, afin de me reposer. Mais allez savoir, peut-être poussé par une vague culpabilité de me trouver chez moi tandis que mes petits camarades bossaient sur notre stand à Épinal, ou simplement parce que je ne sais pas m’arrêter lorsque je suis lancé dans de « grands travaux », toujours est-il que j’ai bossé — et pour ainsi dire finie la remise en pages du Panorama, raaah, dans sa nouvelle incarnation en semi-poche (chez Hélios en septembre). Quelques articles en plus, quelques articles en moins, des réécritures, des retouches, des ajouts, et voilà, 640 pages d’une densité certaine.

Pendant qu’au dehors le ciel nous tombait sur la tête : alors que Mérédith me disait fondre de chaleur aux Imaginales, ici c’était le grand cataclysme orageux, les trams transformés en navettes fluviales, certaines rues couvertes de glace, des grêlons gros comme des billes bondissant, cinglant et brisant, des cataractes grondantes, Mollat inondé, les pompiers débordés… Chez moi, les capucines et les fèves furent hachées menu, les pousses de concombre décapitées, le liseron déplumé… et la terrasse couverte de sable fin, la tempête avait-elle arraché au passage un peu de la dune du Pylat ? Émotions, émotions.

#2675

Mine de rien, il y a un petit paquet d’années que je rêvais d’être en mesure de publier une intégrale de  par Jules Lermina… Et puis mon excellent camarade Jean-Daniel Brèque m’a proposé de s’en charger, puis son travail fut complété grâce à Guy Costes, Christine Luce et Marie Morvan, vraiment du travail d’équipe pour parvenir à proposer ce beau pavé. C’est du polar, franchement excellent, réjouissant, astucieux, selon moi un chef-d’œuvre méconnu du genre, j’ai adoré lire ça — mais hélas, impossible de le vendre en librairies de nos jours, alors voici, c’est un « print on demand » et quand même ça a bien de la gueule. On vient juste de recevoir les premiers exemplaires. Et je suis content comme un môme.

#2669

Ma vie d’éditeur : chaque mois, je reçois un ou deux petits colis hyper bien ficelés / kraftés / bullés, en provenance de chez l’imprimeur… Ce sont les « justifs » (exemplaires justificatifs de tirage), les premiers exemplaires en provenance directe de l’imprimerie. Et j’adore ça, l’ouverture un peu fébrile du paquet, la découverte des nouveautés… Ooooh ! Ce matin par exemple, ce sont nos deux sorties de juin, deux livres qui furent en gestation lente et que je suis sacrément content de voir — le Camphrier de mon voisin et ami Nicolas Labarre (eh oui, j’ai un auteur qui habite à deux rues derrière chez moi), superbe dystopie douce-amère à la Transperceneige, sous une couverture de Melchior dont pour une fois j’ai fait le « brief » et qui bénéficie d’un motif supplémentaire en vernis sélectif (invisible sur la photo mais super beau en vrai) ; et puis la Ville-vampire de Féval, que j’avais envie de sortir depuis très longtemps et que les « Saisons de l’étrange » ont accepté d’accueillir en leur sein vénéneux, avec une postface du camarade lyonnais Adrien Party. Tout cela est bel et bon.

2655

J’ai pas mal causé ces temps derniers, sur le web (deux entretiens sur des sites, ici et ) mais aussi en vrai, devant 37 bibliothécaires et 8 libraires du Poitou-Charente l’autre matin à Niort (en compagnie des responsables de Mirobole et de Monsieur Toussaint Louverture, 40 mn chacun — on doit remettre ça à Saintes en décembre), puis le soir suivant dans une médiathèque en banlieue bordelaise, en compagnie plaisante de Laurent Queyssi et Patrick Marcel, et ma foi il y avait une trentaine de spectateurs juste pour nous écouter raconter nos histoires entre copains (photo par F. Selsis). Pour Niort et Saintes, c’est l’agence poitevine du livre qui organise ces rencontres, et ce qui est très bien c’est que les éditeurs ont été demandés expressément par vote des bibliothèques. Hé hé, c’est bon, de se sentir désiré !