Bouclé les Nombreuses vies d’Hercule Poirot, après un dernier round de minuscules rectifications de la maquette. Remarqué que l’une des plus fameuses affaires traitées par le petit Belge, le meurtre de Roger Ackroyd, débute un 17 septembre — date de mon anniversaire.
Archives de l’auteur : A.-F. Ruaud
#1082
Vu hier soir A Scanner Darkly, le film d’animation d’après Dick. J’avais cru comprendre que la critique était unanimement négative? Eh bien, n’allez surtout pas la croire: c’est superbe et excellent. Du très grand Dick, formidable: glauque, lent, drôle, dingue, parano, tout y est. Bien sûr, par endroits le rotoscopage semble n’avoir pas été achevé, dans quelques séquences les décors sont demeurés en film. Mais cela participe du doute sur la réalité, et puis tout le reste est superbe, tout à fait surprenant par ses effets de traits épais et de couleurs peintes. J’aurais même aimé que la caméra s’attarde plus sur certains plans — on voit bien qu’il s’agit d’un film américain, forcément un peu speedé, car des Japonais nous auraient mieux laisser savourer ce décor de rue, par exemple, avec les câbles striant un ciel blanc cassé.
Après le film, resto japonais, lui. Galette de crustacés et tiramisu de thé vert: délicieux et étonnant.
Je viens enfin de vaincre la barrière technique: après des jours à essayer d’établir un réseau via un hub, je suis tout bonnement parvenu à faire communiquer mon iMac et le petit portable — par branchement direct. Ainsi, je vais pouvoir m’installer au salon pour bosser sur certains textes, c’est un surcroît très net de confort pour écrire (notamment lorsque je dois consulter un grand nombre d’ouvrages, à établer autour de la bécane). Et puis ça me changera agréablement de pièce — mine de rien, je reste enfermé dans le bureau toute la sainte journée.
#1081
#1080
Ce que j’aime, dans l’été, c’est surtout… les brugnons. Je serais capable de ne me nourrir que de ça. Mais l’été est bien terminé: les brugnons que j’avais acheté ces deux derniers marchés étaient farineux, et ceux achetés ce matin chez le maraîcher n’ont goût que d’eau.
Fini de lire Lord Gamma de Michael Marrak, roman de SF allemande passé trop inaperçu je pense. Une sacrée claque, niveau Egan avec le suspense et le sens des images en plus. Enfin déniché la reliure Chlorophyle contre les rats noirs de Macherot, publiée avant l’été par le Lombard un peu à la sauvette, pas assez tirée ou mal distribuée, en tout cas introuvable. Un libraire de BD en avait encore une, c’était la seule boutique que je n’avais pas faite.
Je m’occupe d’entrer la compta des Moutons électriques dans le logiciel ad hoc, ce qui n’est guère palpitant mais nécessaire. Hâte de revenir au prochain Yellow Submarine, sur les « envies d’utopie », presque bouclé.
#1079
Vers 2h et demi du matin, des beuglements avinés en provenance de la rue me tirèrent du sommeil. Ce qui me permet de me souvenir du rêve que je faisais à ce moment-là — un rien déstabilisant, tout de même: j’y étais une fille! Je ne pense pas avoir la moindre ambivalence quant à mon identité sexuelle de mâle, mais allez savoir. En tout cas, j’étais… Fantômette, et venait juste d’arriver pour m’aider, Michel, le personnage de la Bibliothèque verte. Il est vrai que j’ai toujours été un grand fan des exploits de Fantômette — je ne suis pas certain d’avoir jamais lu un « Michel » de Georges Bayard, en revanche.

