#6359

Les promenades du mercredi se font rares, victimes de la chaleur. Profitant aujourd’hui d’une accalmie, et même d’une petite brise, nous allâmes jusqu’à Peixotto puis à la mare de la fac en face, dont je ne trouve point le nom. Des roses, des arbres, de l’eau et des canards. Une brève respiration.

#6357

Brève respiration après une nuit d’orage, un peu de jardinage matinal. Trouvé une petite plume dans la gamelle d’eau placée depuis quelques jours, c’est donc utile. Toujours pour oublier la chaleur, écrit hier la préface d’une réédition de vieux polar à venir l’an prochain (en plus de ma collection) et un article de plus pour Yellow Submarine, qui avance tranquillement. Rédigé ces derniers temps les trois-quarts d’un guide des « 100 meilleures fantasy » commandé par un éditeur. Un gros essai et une brève nouvelle à venir dans la prochaine livraison du Novelliste, un bout d’article et deux chroniques dans le prochain Bifrost. Un vieil ami me disait l’autre jour que je suis donc désormais « écrivain à temps plein » — pas très plein, tout de même, mais c’est plutôt vrai. Une nouvelle finie pour une antho, deux autres pas encore pressées sont sur le feu. Un voisin ânonne au piano. Jours lents d’un début d’été.

#6356

Écrire pour tenir un peu à distance le chaos du monde, et en tout cas son excessive chaleur ? C’est ce que j’ai fait ces derniers jours, en relisant, corrigeant et retouchant de manière intensive les épreuves de Missions hantées, mon dernier roman. Concentré au point d’avoir fait en trois jours ce que je supposais prendre une semaine. Je le regrette presque, déjà, tant il s’agit d’une étape de l’écriture que je savoure particulièrement. Enfin, le fichier vient de repartir chez l’éditeur. Fin d’une époque pour cet univers que je porte depuis… ouch, près d’une trentaine d’années. Les protagonistes n’en sortent pas indemnes. Dix volumes plus la compilation Folio : une bonne tranche de mon existence, somme toute.

#6355

« Il y a encore des graines à cueillir et il y a encore de la place dans le sac des étoiles » est la citation d’Ursula Le Guin que j’ai placée en ouverture de Missions hantées, mon prochain roman à paraître. Il s’agit du dixième volume dans l’uchronie anglo-russe de monsieur Bodichiev, le détective à vapeur. Le dernier ? Il ne faut jamais dire jamais, on verra bien si l’envie m’en reprend — en attendant, celui-ci sort chez Koikalit fin août (Flatland pour le numérique) et j’en corrige ces jours-ci les épreuves, dûment annotées par le redoutable Tim Rey.