#6282

Depuis combien de temps ? Les jours et les mois filent si vite que je ne sais plus depuis quand j’ai débuté ce projet un peu fou. Je relis la fantasy. Toute la fantasy. Et je prends des notes, non, plus que cela : au fur et à mesure de mes (re) lectures je rédiges les portions pertinentes d’un guide de lecture que je veux être à la fois très personnel et exploitant au mieux mon… expertise ? Ma grande connaissance du genre, en tout cas, avec le recul supplémentaire que me confère cette activité de relecture complète. Une géographie de la fantasy, entièrement réévaluée. La dernière fois que j’avais vraiment bossé sur le domaine, c’était déjà il y a entre 20 et 25 ans de cela. Et je n’avais pas alors forcément tout relu. Cette fois par exemple je reviens sur des lectures des années 80, et c’est fascinant — et rassurant : le cycle d’Ambre excepté, tout s’avère finalement plutôt meilleur que dans mon souvenir. Et oui, j’en ai pour encore deux ans au moins. Avec plaisir.

#6280

Belle journée sans pluie dans cette curieuse ville d’Angoulême, avec deux bons camarades. Affluence agréablement mesurée, quelques vieux copains pas vus depuis longtemps, quelques copains moins vieux et deux cousins inattendus, de belles peintures de Gus Bofa, de Richard Marazano, des jeunes Victor Pierrey et Rachel Marazano, quelques planches d’Edika, les bêtises géniales de Rémy Cattelain, plein de belles planches au musée, l’expo Bretécher, une expo de jeunes artistes en résidence… et plein de fanzines avec des araignées dedans, et plein de passionnants petits éditeurs, mais je fus hélas terriblement raisonnable et ne revins qu’avec la somme de Michel Lagarde sur Bofa, que je n’avais pas encore achetée. De retour un peu fourbu, mais tranquillement content, de cette jolie excursion en terre de bédé.

#6279

Le ciel crachote et dans ce gris hivernal filtre si peu de lumière que, sur la place à côté de chez moi, le sodium brûlait encore vers midi. Les gouttières tintent et les tuiles luisent. Les voitures passent dans un souffle humide, celui des pneus sur l’asphalte trempé. Un merle chante dans la cheminée. Ce sont les jours frileux de la fin janvier, déjà, le temps est moche mais il passe vite.