Faisant plus ou moins salon sur la terrasse du jardin, en ces jours de temps clément, je retrouve entre lectures et écritures la curiosité d’observer les nuages : ce matin, de grandes méduses célestes s’effilochaient en voilages blancs, sitôt dissous, sitôt réformés. Puis ce furent des défilés de longs diplodocus au ventre plat qui glissaient en silence, et pour le moment le ciel s’est fait crépu, des grumeaux filent sur le métier à tisser des nuées, au-dessus de gribouillis en coton.
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#6347
Levant la tête, au jardin ce soir, j’ai découvert un ciel soudain si pommelé qu’il en paraît presque artificiel, comme sur une illustration d’album pour enfants. Et les petites croix noires des martinets de tourner en sifflant. La nuit dernière, des averses orageuses m’ont plusieurs fois réveillées par leurs assauts de batterie contre mes vasistas, badaboum, badaboum, la guerre du climat. Chahut nocturne, danse diurne.





