Quelques pas matutinaux aux Capu et à Saint Mich’ – tomates, poivrons, une pensée pour Nero Wolfe en admirant ce grand globe, et juste un bouquin dans les piles, de beaux poèmes simples, illustrés par l’affichiste Roger de Valerio, jolie petite perle de papier de 1918 (La Petite ville, René Christian-Frogé).
#6378
Le figuier pourtant singulièrement déplumé ne cesse de donner, cette année, en revanche pas trace de fleurs ni de fruits sur les hauts plants de tomate. Nouvel orage au petit matin, le ciel nettoyé ne pose plus sur la ville, pour le moment, cette note amère qui m’a pris hier soir à la gorge. Sans doute vais-je un peu sortir pendant que l’on respire.
PS : Parlé trop tôt, ciel couvert et retour de l’âcre goût de fumée…
#6377
La photo, c’est à l’abbaye de Fontevraud. Ici à Bordeaux, c’est le retour au calme, semblerait-il. Une brève ondée orageuse ce matin. Hier un peu de cette âcre odeur de pain brûlé, j’avais tout fermé, et une bourrasque d’une brutalité effrayante, comme le vent d’une explosion, secoua les arbres un instant, j’avais vite replié le vélum qui grinçait de misère.
#6376
Fertile et tendre exercice de recul et de mémoire que de faire visiter « ma » Touraine à mon fils – Chinon, Rivière, Richelieu, la route de Couziers, l’abbaye de Fontevraud, Candes, Montsoreau, la route de Saumur, la route de la jetée, la forêt de Chinon, l’Essart, le Perrou, les vignes de Bourgueil… Douce opportunité de revoir des lieux de cœur, des paysages familiers, des repères tels que le calvaire de Saint-Benoît à un carrefour de campagne ou la promenade du quai de Chinon sous ses arbres géants, respirer et faire respirer cet air de Vienne et de Loire, la blanche pierre de tuffeau, les ardoises sombres, les petites routes sinueuses et les forêts emplies de fougères… et un détour par une improbable brocante. Une moisson de souvenirs neufs.
« Les gens d’un certain âge ne sont jamais aussi sérieux que les jeunes le croient. » (Simenon)

