La chaleur constante érode gens et plantes. Le rhododendron est mourant, le fuschia mal en point, le figuier perd ses feuilles. Reste que les trois arbres que j’ai laissé pousser depuis douze ans protègent beaucoup mon bout de jardin et, surprise, depuis hier une cigale grésille dans le micocoulier, incroyable le raffut. Les cigales sont donc monté jusqu’à Bordeaux, il paraît qu’on a quelques geckos aussi, maintenant. Et hélas je suis cerné de sots : à gauche, un voisin qui vient d’abattre ses grands arbres et l’autre qui a transformé l’ancien jardin de la vieille dame en une cuve cimentée, à droite plus d’herbe ni de lilas mais une pelouse en plastique et une piscine. Misère.
« Un monde tout gluant de soleil, d’odeurs de mimosas et de fleurs sucrées, de mouches ivres, d’autos glissant sur l’asphalte mou… » (Simenon, Liberty bar)



