#6332

Un temps de marbre : des veines bleues, blanches et grises courent sur la pierre du ciel. Hier le vent secouait les branches, aujourd’hui la ville se fige dans le calme d’un dimanche en pleine semaine, le seul souffle étant celui des averses régulières.

#6331

Comme rando hebdo, un tour solo dans ce que je considère comme la Comté française (mes parents sont devenus hobbits en vieillissant), un recoin de Touraine où maisons et caves sont parfois troglodytes et où pointent dix curieuses collines sablonneuses, les puys du Chinonais. Me suis rendu au Perrou, la plus proche de ces « buttes-témoins silico-calcaires », délicieux écosystème de pins et de petits papillons bleus. Pour y aller, entre blés et vignes, un bien joli chemin.

#6330

Promenade au bout des quais afin de faire mon devoir culturel : l’expo Martin Parr. J’avoue n’avoir ni compris ni apprécié cette vulgarité un peu criarde, devant laquelle je suppose que l’on est censé ricaner. Plutôt triste et anodin selon mon regard. Tant qu’à donner dans le vulgaire, je suis allé manger des churos aux Quinconces. Acheté un Mallarmé à trois euros, c’est plus distingué, et échappé aux averses.

#6329

Dernière rando hebdo avant un moment, peut-être. De ruisseaux en chevaux, de forêts en orchidées, de prés en tramways, sous un ciel incertain qui eut le bon goût de ne percer qu’à la toute fin. Des iris et du chèvrefeuille, aussi, mais ça rime moins. Et le parfum délicieux de la menthe blanche.

#6328

Reçu avec joie le deuxième volume de ma collection de « polar vintage », L’Empreinte aux éditions Hervé Chopin. Me suis mis à relire les douze romans de la prochaine série que nous reprendrons, ainsi qu’à replonger dans des lectures « nature writing » (John Lewis-Stempel sur la nuit) car je commençais à saturer un peu de n’être que dans la fantasy. Pas abandonné mon « grand projet » pour autant, je viens de commencer un gros article sur Harry Potter, l’une des rares œuvres que je ne relirai pas spécifiquement pour ce guide tant je la connais sur le bout des doigts. J’y cite plusieurs extraits de mon propre blog car il est intéressant d’effectuer ce type de vues rétrospectives. Jardinage aussi : l’hiver je ne mets presque pas le nez dehors mais dès le beau temps, je plante, sème, nettoie, taille et déplace, le rangement des pots et le renouvellement de la palissade constituant un baume de l’âme aussi plaisant que les rangements de bibliothèques.