#6310

Assis en terrasse d’un pub l’autre soir, je pris machinalement note que je vis passer des jeunes à capuche, des prêtres en soutane, un africain à bonnet, des punks à chien, une bourgeoise en fourrure sans manche, un Patrick à écouteurs, des jeunes en vélo, des vieux en vélo, une bourgeoise à brushing, un asiatique en blouse… mais aucun raton-laveur.

#6309

Je suis absolument fasciné par ces antres foutraques, outrageux et encombrés que se bâtissent certains bouquinistes, cavernes livresques invraisemblables. Hélas celui du bas Lormont n’est qu’un décor étonnant, ses prix étant également assez outrés. La visite est toujours hautement sympathique mais les achats impossibles… Je ne fis donc qu’une halte ce matin, lors de la rando urbaine du samedi.

#6308

Arrivée surprise du premier moment de l’année où je peux entrouvrir le vasistas de ma chambre sous les toits, ce qui la nuit me permet d’être bercé par la rumeur urbaine. Enfin, peut-être pas déjà cette nuit-ci : je ne suis pas tout à fait tiré d’un gros rhume, lorsque je rigole, je grésille encore comme un fumeur de Gitane maïs. Cependant je sens que mes jours à mimer un vieux chauffe-eau sont bientôt finis.

#6306

Bien qu’on ne puisse pas approcher de l’eau, la ville étant haute par rapport au fleuve (c’est d’ailleurs celui-ci qui lorsqu’il le peut se hausse jusqu’à mouiller les quais), je trouve toujours quelque chose de fascinant dans la course de la Garonne, et dans ses perspectives. Je ne suis pas assez familier du fleuve pour le nommer Garonne, sans l’article, comme il paraît que font certains vieux riverains, mais je respecte notre genius loci et prend volontiers excuse d’un rendez-vous en ville pour passer le saluer.