Dernière rando hebdo avant un moment, peut-être. De ruisseaux en chevaux, de forêts en orchidées, de prés en tramways, sous un ciel incertain qui eut le bon goût de ne percer qu’à la toute fin. Des iris et du chèvrefeuille, aussi, mais ça rime moins. Et le parfum délicieux de la menthe blanche.
#6328
Reçu avec joie le deuxième volume de ma collection de « polar vintage », L’Empreinte aux éditions Hervé Chopin. Me suis mis à relire les douze romans de la prochaine série que nous reprendrons, ainsi qu’à replonger dans des lectures « nature writing » (John Lewis-Stempel sur la nuit) car je commençais à saturer un peu de n’être que dans la fantasy. Pas abandonné mon « grand projet » pour autant, je viens de commencer un gros article sur Harry Potter, l’une des rares œuvres que je ne relirai pas spécifiquement pour ce guide tant je la connais sur le bout des doigts. J’y cite plusieurs extraits de mon propre blog car il est intéressant d’effectuer ce type de vues rétrospectives. Jardinage aussi : l’hiver je ne mets presque pas le nez dehors mais dès le beau temps, je plante, sème, nettoie, taille et déplace, le rangement des pots et le renouvellement de la palissade constituant un baume de l’âme aussi plaisant que les rangements de bibliothèques.
#6327
Notes éparses de ces derniers jours (et nuits). Des tribus d’étoiles gribouillaient le soir. / Promenade sous un ciel de contusions, l’air empli de chèvrefeuille, de pesantes gouttes d’une pluie qui ne mouille pas. Plus loin, une pluie en italiques ? / La lune diurne marquait le ciel très bleu comme de son empreinte digitale, un souvenir blanchâtre de sa majesté de la nuit précédente.
#6326
Étonnement nocturne : la nuit n’est tombée que depuis peu et je viens d’entendre, à deux reprises, le piaule d’une mouette — volatile peu courant à Bordeaux et que je n’ai certes jamais observé dans ce quartier loin des eaux. Mystère et boule de plumes !
#6325
Je crains que l’époque des vide-greniers où l’amateur de livres trouvait sa pitance ne soit hélas bien passée, et j’en conçois un certain chagrin. En ce week-end de brocantes, je suis revenu presque bredouille de mes excursions, avec seulement chez un antiquaire des Quinconces un volume américain de 1930, délicieux classique oublié de la fantasy, et très joliment illustré avec ça : Floating Island d’Anne Parrish.