#6304

Un projet perso dans le cadre de mon vieux fanzine Yellow Submarine : avant changement de formule du sous-marin (une relance sur laquelle je bosse hardiment), et pour fêter quand même les 43 ans de cette auguste publication, j’ai plongé dans mon propre fonds d’articles de revues, de préfaces et de postfaces, de fiches de lecture et d’essais (parfois inédits, parfois en version plus longue), afin de regrouper sous une même couverture tout un matériau critique disséminé et généralement devenu introuvable. Une somme de 45 articles qui représentent une sorte de « cabinet de curiosités » de mes recherches et de mes goûts au fil des ans…

#6303

Promenade du mercredi dans une lumière printanière avec un zeste de fond d’air frais. L’esprit s’égare, parfois : avisant une grosse pierre dorée au sein de l’herbe poussant auprès d’un perron, j’ai songé que ces gens avaient un wombat dans leur jardin.

#6302

Entendu au marché ce matin, mœurs carnivores :
(le marchand de légumes) « … délicieux, c’est une recette de mon arrière-grand-mère… »
(la cliente) « ah oui, mais alors, pour attraper des écureuils, c’est pas facile… »
(le marchand) « … pensez, c’est pas moi qui le fait ! »

#6300

« Il faut que le merveilleux soit vrai, qu’il y ait non immédiatement une terre de rêve (cela n’a pas de sens d’imposer une transformation immédiate et merveilleuse, c’est perdre tout) mais des traces certaines de merveilleux, tout simplement que des événements prouvent, révèlent que nous avons raison de le désirer et tort de le nier, que nous pouvons l’attendre, que nos arts et nos littératures ne demeurent pas l’expression seulement d’un ordre abstrait de la justice et de la beauté, mais risquent parfois d’établir d’une manière ou d’une autre un dialogue direct avec je ne sais quels êtres miraculeux si peu que ce soit. » (André Dhôtel, La Littérature et le hasard)