Par cette douceur et dans cette brise, les rues de Bordeaux et de Talence embaument, les roses, les acacias et les glycines en particulier s’en donnant à parfum joie. Je me souviens qu’une fois, le quotidien local avait relayé les ricanements de certains élus lorsqu’un membre de la gouvernance écologiste s’était réjoui en conseil municipal de ce que nos rues sentent si bon. C’est pourtant un élément important du bien vivre, n’en déplaise à ces promoteurs du béton et des parkings, maintenant revenus au pouvoir hélas. Dans le temps, lorsque je descendais dans la rue, à Lyon, je me désolais que cet environnement complètement artificialisé ne sente que les égouts à la moindre chaleur. Ici, on respire, le fond de l’air est sucré.
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Levé tôt ce matin, j’ai écrit et retravaillé 6000 signes d’un roman, puis j’ai été relire la nouvelle d’un jeune auteur, très belle, que j’ai donc acceptée pour l’anthologie « Solarpunk 2 ». Et puis voilà : je viens de rouvrir une fois encore le fichier de mes réminiscences, afin d’ajouter une nouvelle fois le nom d’un ami à la trop longue liste de mes disparus. Dominique Douay. Un formidable auteur, pour moi l’un des meilleurs, que j’avais été tellement heureux de publier ou de rééditer. Un homme chaleureux et drôle, qui me manquait déjà du fait de l’éloignement géographique. L’esprit patine.
#6320
Voyant dans le Guardian cette photo de Joseph Cyr, j’ai songé aux romans de Charles de Lint, que je relis progressivement. Je viens cependant de faire une pause, afin de ne pas me lasser, et je retrouve avec éblouissement Weaveworld de Clive Barker, j’avais presque oublié quelle immense œuvre de fantasy c’était. Les jours sont calmes après la relative agitation amenant à la fête de l’autre soir. Trop fatigué, pas de rando hier, et ce matin une brocante sans illusion : on ne trouve plus guère de papier à Saint-Michel hélas. Non que je manque de livres, me direz-vous. Tiens, avec le brouhaha autour de Grasset, j’ai regardé dans mes bibliothèques : sur mes presque 5000 bouquins, j’ai en tout et pour tout trois Grasset, maison historiquement peu amicale aux imaginaires.
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Il y a dix ans de cela, un mystérieux rituel naissait en la bonne ville de Bordeaux, voilé sous le titre énigmatique de « Club de l’Hydre ». Ce soir se déroulait le centième dîner mensuel de cette prestigieuse société secrète, dans la joie, l’amitié et les fraises géantes, en une superbe salle digne d’un épisode de Harry Potter. Ce fut bel et bon, une très belle soirée en compagnie de plus d’une vingtaine de camarades comploteurs (et trices) anciens ou récents.


