#6376

Fertile et tendre exercice de recul et de mémoire que de faire visiter « ma » Touraine à mon fils – Chinon, la route de Couziers, l’abbaye de Fontevraud, Candes, Montsoreau, la route de Saumur, la route de la jetée, la forêt de Chinon, l’Essart, le Perrou, les vignes de Bourgueil… Douce opportunité de revoir des lieux de cœur, des paysages familiers, des repères tels que le calvaire de Saint-Benoît à un carrefour de campagne ou la promenade du quai de Chinon sous ses arbres géants, respirer et faire respirer cet air de Vienne et de Loire, la blanche pierre de tuffeau, les ardoises sombres, les petites routes sinueuses et les forêts emplies de fougères… et un détour par une improbable brocante. Une moisson de souvenirs neufs.

« Les gens d’un certain âge ne sont jamais aussi sérieux que les jeunes le croient. » (Simenon)

#6373

Étant lycéen, j’avais adoré une BD intitulée Ce fut une très belle apocalypse. Avec le feu à une trentaine de kilomètres de Bordeaux et de nouveau la canicule prévue pour la semaine prochaine, sans parler de l’épisode grotesque de la ministre démissionnaire-mais-finalement-non… je ne ris plus trop, j’arrose mon petit bout de jardin avec parcimonie (et de l’eau, aussi), je ne sors presque pas, je discute jusque tard dans la nuit avec des amis. Le ciel bleu me fatigue. Mélancolie estivale.

#6372

Avec un certain soulagement, je viens d’achever de rédiger ma part, 70 entrées sur 100, du guide fantasy commandé par les éditions Ynnis. Amusant d’ailleurs combien cette liste est différente, 25 ans après, de celle de mon vieux guide Folio. Enfin, l’effort ne fut pas bien grand, mais soutenu. J’ai fini par la fiche sur Jasper Fforde, l’un de mes auteurs favoris mais sur lequel je n’avais encore jamais rien écrit. Appris au passage que son premier roman fut refusé par 76 éditeurs – quelle persévérance ! Pour ma part, j’en suis à la douzaine de refus de mon roman Ceux du merle noir, mon effort littéraire le plus ambitieux, et j’avoue commencer à baisser les bras. Le contexte d’ « extinction massive » du monde du livre n’aide pas à garder confiance, hélas. Mieux vaut lire, allez.