Je crois que je n’avais plus fait ce rêve spécifique depuis la douzaine d’années que je suis de retour à Bordeaux. Cette nuit enfin, les étoiles s’alignèrent de nouveau : le cours de la Somme mène à Londres ! À cette différente que maintenant, on atteint bien d’abord la place Nansouty, mais qu’ensuite (désolé Fifounet) l’avenue file vers un quartier de Londres. En fait, la place bordelaise et ses rues adjacentes se dissolvent dans un marché aux puces anglais et d’un seul regard de côté, soudain ce ne sont plus les bords de Garonne mais ceux de la Tamise, j’ai aperçu la pointe du Shard avant hélas de quitter le sommeil.
#6361
Soirée / nuit dans la fraîcheur revenue d’un jardin ami et voisin, en bonne compagnie d’une poignée de pointures bédéastes locales. Papotages sous un ciel de velours, tournoiement des pipistrelles, le grand troène a adopté une coiffure afro et les convois ferroviaires ferraillent dans la tranchée obscure. Un hérisson passa-t-il ? Les grillons stridulaient.
#6360
La chaleur monte à nouveau, les grands nuages blancs qui hier organisaient un défilé de signes du Zodiaque, de continents mous et de baisers célestes ont laissé la place à l’implacable désert azur. Fini hier une nouvelle déjà acceptée, commencé une autre qui perçait derrière. Diffuseurs, librairies et éditeurs tombent comme jamais. Une saumâtre impression d’assister à la fin du monde (du livre) depuis le fond de mon jardin. Moi je lis, tout le temps.
#6359
Les promenades du mercredi se font rares, victimes de la chaleur. Profitant aujourd’hui d’une accalmie, et même d’une petite brise, nous allâmes jusqu’à Peixotto puis à la mare de la fac en face, dont je ne trouve point le nom. Des roses, des arbres, de l’eau et des canards. J’ai caressé le tronc pâle d’un eucalyptus. Une brève respiration.
#6358
Changement de look pour les éditions numériques de ma série Bodichiev, chez Flatland : merci infiniment à Sébastien Hayez, graphiste élégant de ces dix nouvelles couvertures.

