Un fort intéressant document : la géographie des éditeurs.
Archives de catégorie : Lectures
#6320
Voyant dans le Guardian cette photo de Joseph Cyr, j’ai songé aux romans de Charles de Lint, que je relis progressivement. Je viens cependant de faire une pause, afin de ne pas me lasser, et je retrouve avec éblouissement Weaveworld de Clive Barker, j’avais presque oublié quelle immense œuvre de fantasy c’était. Les jours sont calmes après la relative agitation amenant à la fête de l’autre soir. Trop fatigué, pas de rando hier, et ce matin une brocante sans illusion : on ne trouve plus guère de papier à Saint-Michel hélas. Non que je manque de livres, me direz-vous. Tiens, avec le brouhaha autour de Grasset, j’ai regardé dans mes bibliothèques : sur mes presque 5000 bouquins, j’ai en tout et pour tout trois Grasset, maison historiquement peu amicale aux imaginaires.
#6290
Je relis également des Charles de Lint, auteur de « fantasy urbaine » que j’aime de longue date, et me délecte de petites touches qu’il dépose. Comme cette maison qui « semblait plutôt être une bibliothèque avec un petit morceau d’espace à vivre », c’est chez moi ça. Ou ce personnage qui en a eu marre de Los Angeles : « elle avait le mal du pays et voulait un endroit avec une vraie météo ». Comme moi avec Lyon, quoi. Bon, sauf qu’en ce moment on n’a plus une météo, on a gris, gris, gris, pluie, pluie, pluie. A l’instar de tout le reste du pays, me direz-vous, quand ce n’est pas la neige qui est au rendez-vous. Pff, février c’est nul.
#6289
Dans le cadre de mon « projet fou » de relecture de toute la fantasy, je lis en général deux romans en même temps, et en ce moment l’un des deux est par Jonathan Carroll, ce monument — auteur étrange, inquiétant et jubilatoire hélas méconnu, et d’ailleurs il n’arrive plus à se faire publier même en anglais. Il y a un roman qui n’est paru qu’en polonais, langue que je maitrise assez peu je l’avoue. What a shame.
#6282
Depuis combien de temps ? Les jours et les mois filent si vite que je ne sais plus depuis quand j’ai débuté ce projet un peu fou. Je relis la fantasy. Toute la fantasy. Et je prends des notes, non, plus que cela : au fur et à mesure de mes (re) lectures je rédiges les portions pertinentes d’un guide de lecture que je veux être à la fois très personnel et exploitant au mieux mon… expertise ? Ma grande connaissance du genre, en tout cas, avec le recul supplémentaire que me confère cette activité de relecture complète. Une géographie de la fantasy, entièrement réévaluée. La dernière fois que j’avais vraiment bossé sur le domaine, c’était déjà il y a entre 20 et 25 ans de cela. Et je n’avais pas alors forcément tout relu. Cette fois par exemple je reviens sur des lectures des années 80, et c’est fascinant — et rassurant : le cycle d’Ambre excepté, tout s’avère finalement plutôt meilleur que dans mon souvenir. Et oui, j’en ai pour encore deux ans au moins. Avec plaisir.
