Longtemps, j’ai mis à profit le moindre de mes voyages pour alimenter les fictions que j’écrivais, les enquêtes de Bodichiev. Non seulement je me refusais à écrire sur des lieux que je ne connaissais pas, mais c’est dans ces lieux vus et un peu connus que je trouvais matière à intrigues. Pour le dernier roman, Missions hantées, actuellement en relecture chez l’éditeur et devant sortir en septembre, j’avais tant épuisé tout le contenu de ma boîte à souvenirs (ma propre mémoire et les textes de voyages sur mon blog) que je fus obligé de me creuser les méninges et en particulier d’exploiter mes réminiscences d’une simple journée à St Ives. Au moment où je débute le travail de digestion et percolation des images de ces quatre jours auvergnats, délicieux, je ne saurai dire s’ils formeront à un moment ou un autre matière à fiction, d’autant que je pense en avoir fini avec monsieur Bodichiev — mais il ne faut jamais dire jamais.
Archives de catégorie : écriture
#6328
Reçu avec joie le deuxième volume de ma collection de « polar vintage », L’Empreinte aux éditions Hervé Chopin. Me suis mis à relire les douze romans de la prochaine série que nous reprendrons, ainsi qu’à replonger dans des lectures « nature writing » (John Lewis-Stempel sur la nuit) car je commençais à saturer un peu de n’être que dans la fantasy. Pas abandonné mon « grand projet » pour autant, je viens de commencer un gros article sur Harry Potter, l’une des rares œuvres que je ne relirai pas spécifiquement pour ce guide tant je la connais sur le bout des doigts. J’y cite plusieurs extraits de mon propre blog car il est intéressant d’effectuer ce type de vues rétrospectives. Jardinage aussi : l’hiver je ne mets presque pas le nez dehors mais dès le beau temps, je plante, sème, nettoie, taille et déplace, le rangement des pots et le renouvellement de la palissade constituant un baume de l’âme aussi plaisant que les rangements de bibliothèques.
#6313
Hier soir, dans le brouhaha du « club secret », un copain m’interrogeait sur le fait que j’ai écrit tant et tant d’articles et de bouquins. Comment ai-je fait ? Eh bien, je n’ai jamais cessé. Fouillant dans mon blog à la recherche d’un évasif souvenir de bibliothèque, je rencontre des mentions continuelles de « j’écris » ; c’est le seul secret, ne jamais cesser. En vérité, j’aurai pu écrire plus, je suppose. Enfin, maintenant que me voici approchant du rivage de la retraite, je m’y efforce toujours – en dépit du silence de la plupart des éditeurs. Je viens d’enfiler six articles, pour le plaisir (ils iront dans la relance de Yellow Submarine), deux nouvelles (commandes de deux revues), et je trime ces mois-ci sur un roman jeunesse. Ne serait-ce que pour m’occuper, pour faire bouger mon cerveau, pour me sentir toujours vivant. C’est tout. Je ne sais pas bien faire autrement.
#6291
J’avoue qu’avec toute cette grise pluie mon mois de février fut plutôt « je m’enfriche » que « je fais 10 000 signes par jour », je n’ai écrit ces dernières semaines que deux nouvelles (et un article). Et bonheur, les deux viennent d’être acceptées, par deux revues. Du fantastique urbain. Enfin, aujourd’hui tout de même je me suis un peu remis au roman jeunesse situé dans le même univers : à force, des idées et envies me sont revenues, et j’en ai même un peu rêvé cette nuit, signe sans doute que je dois reprendre le clavier.
