L’adage calvesque du jour: « Je n’ai rien compris à cette histoire de navets rouges, moi ». Dans un tache de soleil, Jabule se tourne et se retourne, avant de bondir après un moucheron. Les doigts de pied en éventail, j’ai encore le nez dans un Nicholas Blake. Affalé sur le lit, le Likely Lad s’extasie sur les sons tour à tour rauques et aigrelets d’un CD qu’il vient de retrouver. Albert-le-chat passe en sautillant. Un barbare éructe dans la cour. Une moto grommelle puis se dissipe dans le jour d’un bleu violent.
Archives de l’auteur : A.-F. Ruaud
#972
Calvo avance bien dans l’agencement final de son nouveau roman/recueil. J’ai quasiment maquetté le « Bibliothèque rouge » sur Hercule Poirot. Il fait formidablement beau et doux. Allongé hier sur le divan-lit déplié, je me disais qu’il ne manquait plus qu’un parasol planté dans le parquet poour se croire à la plage. Ces idiots de petits chats ne cessent de prendre des risques sur le bord des fenêtres (Jabule est tombée avant-hier). Je suis toujours fatigué, mais un peu moins. J’ai les yeux qui piquent.
#971
« Tiens, le rhinocéros a déménagé », profère-t-il au lever, une tasse de café à la main. Dans la chambre d’ami, Baudrillard et Tezuka voisinnent: David Calvo vient de débarquer à la maison.
#970
Pas la pêche. Rentré trop fatigué de Valenciennes, et ne me suis encore pas reposé hier, finalement. La maquette du Hercule Poirot avance à vitesse grand V, c’est déjà ça. Mais moral en berne. Des fois ma vie de curé me pèse un peu. Et réveillé ce matin avec un point de côté. Groumpf. Allez plutôt voir les photos de mon oncle Jean, tant de beauté ça requinque.
#969
Changement de programme: pas de train pour St Etienne ce soir avant 21h24, où ils « espèrent » mettre quatre voitures en place — j’avais acheté un billet pour le 19h15… Toujours la même chose: trop d’usagers désormais pour trop peu d’agents et du matériel de moins en moins roulant du fait de son usure. Nous payons des décennies et des décennies d’investissement exclusif des gouvernements dans la route et les autoroutes, au détriment d’un rail sous-développé. Bref, j’abandonne mes plans stéphanois et vais rester à ma maison: tant qu’à voyager immobile, autant le faire dans mon propre fauteuil plutôt que dans une rame TER atrocement bondée et en rade.