#930

Il y a pour moi un goût d’enfance facile à retrouver.

Il suffit pour cela que je brise un peu de pain dur dans un bol, que j’ajoute du sucre en poudre (ou de cette cassonade blonde que m’a offert Laurence Mauméjean, qui ajoute un arôme subtil à la note sucrée) puis du lait. Voilà: un mijo. Comme lorsque j’étais pré-ado. Et si jamais, comme lors de mon goûter d’aujourd’hui, je me mets à lire une histoire de Nero Wolfe, « l’homme aux orchidées », alors le retour est complet. Mon grand-père achetait les « Nero Wolfe » de Rex Stout, je les lis donc depuis tout jeune.

Si ce grand-père (encore relativement jeune à l’époque, d’ailleurs) se préparait un mijo avec du vin rouge, la version enfantine avec du lait m’aura toujours convenue… Goût d’enfance, plaisir simple.

#929

Encore une excellente soirée hier soir, avec la conférence sur Léon Bloy. Adoré son expression « être atteint d’académie ».

Pelote de liens:

Après la littérature steampunk, voici venu le temps des steamtoys.

Passionnant documentaire sur un créateur vidéo, Mark Romanek.

Naissance de l’Ouvroir de Spirou Potentiels? (hélas, toujours pas de réponse de Dupuis à ma proposition de réaliser un Bibliothèque rouge sur Spirou…)

Bien que j’aime beaucoup le design et l’architecture, la création graphique est peut-être l’aspect de l’art contemporain qui me parle le plus… Et en particulier, vocation oblige, celle des couvertures de livres. Un site affolant s’y consacre avec talent.

Les joyeux lurons de Terrenoire ont un site tout neuf.

Plus rigolo: tout savoir sur Fantomiald!

Je ne sais plus si j’ai parlé de Slumblog, un beau blogue créé par mon ami Seb pour révéler nos songes… Tandis que sa compagne Letizia vient d’ouvrir un blogue sur l’art des films d’animation.

Et puis, tiens: un entretien avec ma star favorite, m’sieur Steve Hogarth. (merci à Seb, Daylon et Olivier pour les liens)

#928

Et puis toujours niveau bédé, lu hier soir le manga Les Dessins de la vie de Hirosuke Kizaki — de la bédé animalière, très jolie, sur une jeune fille désirant devenir mangaka. C’est touchant, mignon, mais hélas totalement inachevé du fait de la mort de l’auteur.

Et puis Akhénaton d’Azuelos et Calvo, dessin d’une finesse admirable (dans un style proche de Baudoin) et scénario… euh… Avouerai-je que je n’ai absolument rien compris? Alors là va falloir que David m’explique parce que je demeure passablement perplexe. Le plus fort étant que, pour obscur, le tout est d’une beauté certaine.

En parlant de beauté et d’obscurité: lu le dernier roman de Fabrice Colin, Kathleen. Fou et splendide, d’un onirisme aussi puissant que dérangeant. Peut-être le plus étonnant chez Colin: chacun de ses livres, mêmes les plus exigeants comme celui-ci, demeurent incroyablement fluide, d’une lecture rapide en dépit d’un style superbe et travaillé. La classe, quoi. Il m’arrive extrêmement souvent de peiner à finir un livre, tant je me lasse avant la fin de tous ces énormes pavés, tandis que chez Colin…

#927

Ouf: terminé de relire les épreuves de mon essai de chez Klincksieck. Et je vais finalement avoir une couverture du futuriste Sant’Elia, voilà qui est plaisant.

Pause bédé: Le Désespoir des singes, scénario Jean-Philippe Peyraud et dessins Alfred. Superbe! C’est chez Delcourt mais il ne s’agit vraiment pas de fantasy banale. Ce pays menacé par l’assèchement de la mer et opprimé par d’étranges créatures noires, tout en présentant un visage sociétale de type XIXe siècle et faisant des allusions à l’Europe, est tout sauf ordinaire. Hâte de lire la suite — c’est le problème avec les bédés: elles ne sortent au mieux qu’une fois par an!

Lu aussi le Minimal de Larcenet — ça arrache!

#926

Et après la réception de mon roman (La Cité d’en haut, chez Mnémos), voici que j’ai été réveillé de bonne heure par le facteur qui m’apportais les épreuves à corriger de l’essai Science-fiction, une littérature du réel, que j’ai co-écrit avec mon ami Raphaël Colson et qui paraît chez Klincksieck le 17 mars. Autant dire qu’il faut que je relise/corrige dare-dare, ma foi.Mais ils ont fait de l’excellent travail, il semble n’y avoir que très peu de coquilles.