Il y a pour moi un goût d’enfance facile à retrouver.
Il suffit pour cela que je brise un peu de pain dur dans un bol, que j’ajoute du sucre en poudre (ou de cette cassonade blonde que m’a offert Laurence Mauméjean, qui ajoute un arôme subtil à la note sucrée) puis du lait. Voilà: un mijo. Comme lorsque j’étais pré-ado. Et si jamais, comme lors de mon goûter d’aujourd’hui, je me mets à lire une histoire de Nero Wolfe, « l’homme aux orchidées », alors le retour est complet. Mon grand-père achetait les « Nero Wolfe » de Rex Stout, je les lis donc depuis tout jeune.
Si ce grand-père (encore relativement jeune à l’époque, d’ailleurs) se préparait un mijo avec du vin rouge, la version enfantine avec du lait m’aura toujours convenue… Goût d’enfance, plaisir simple.