#854

C’est assez épuisant, d’avoir des petits chats. Il faut tout le temps les surveiller, pour qu’ils n’aillent pas aller déterrer une plante, gratter dans un pot, renverser une tasse, fouiller dans la corbeille, déchirer une revue, patauger dans l’évier, voler l’éponge… Et ils le font quand même, bien sûr.

Il y a des moments où ils me rendent dingue — et mon coloc craque aussi, preuve ci-dessous.

Olive-dinguo

#853

Grand amateur de « funny animals » (en français, les bédés animalières) j’ai lu récemment trois bouquins bien réjouissants… Tout d’abord, le deuxième tome du Roi des bourdons, une étonnante bédé de super-héros que David de Thuin auto-édite en fascicules de 32 pages, jolis comme tout et en couleur s’il vous plaît. J’aime énormément les p’tits dessins de David de Thuin, d’une fausse simplicité quelque part entre Macherot et Trondheim, et une telle approche pour une histoire sur la vie quotidienne de super-héros est vraiment astucieuse, prenante et touchante.

Trouvé en solde chez Album Comics à Paris (quelle tristesse, y’en a encore une pile), Peanutbutter & Jeremy’s Best Book Ever de James Kochalka, est une grosse reliure bleu azur des petites histoires d’un chat naïvement prétentieux (comme tant de chats) et d’un piaf impertinent. 6 images par page au max, en noir et blanc, dessin hyper simple et humour non moins stylisé — j’adore!

Enfin, Spiral-Bound d’Aaron Renier, qui m’avait tapé dans l’oeil chez Un Regard Moderne par son format étonnant (presque carré, coins arrondis, bord des pages rayé comme un cahier). De la bédé pour enfants, rigolote et surprenante comme tout — sur les affres de la création artistique, un gros monstre caché dans le lac et des petits mômes jouant aux reporters. Univers d’animaux qui parlent, là encore, dans un album touffu et merveilleusement plaisant, assez proche de l’ambiance des planches les plus légères de Bone.

#852

Délicieux plaisir pour amateur de roman à énigmes: Paris Première diffuse maintenant la série Nero Wolfe, adaptée des oeuvres de Rex Stout (19 épisodes, 2001-2002). C’est par les producteurs des Hercule Poirot et d’un niveau d’excellence équivalent.

Tout est absolument parfait — en dehors peut-être d’un léger manque de corpulence chez Wolfe. Cette attention aux détails, à la décoration, aux codes de couleur (le jaune de Wolfe auquel s’oppose du rouge pour Archie, par exemple), la musique (les staccatos de piano pour souligner des scènes souvent statiques/cérébrales), et bien entendu un casting tout simplement impeccable: Dickie presque wodehousien, Celia subliment garce, Saul malin, Fritz compassé, Cramer renfrogné et pesant… Vraiment, je suis aux anges! 🙂

Egalement découvert Glory Days, sur Série Club: titre français parfaitement idiot (c’est une tradition) — L’île de l’étrange — mais sinon ça démarre bien, du polar « cosy » sur une petite île américaine, ambiance entre polar à la Agatha Christie et bavardage à la Dawson (même créateur).

#851

Pelote de liens

Tiens, mon vieux copain DNA Mathieu tient depuis peu un blog, Flatlander.

Tiens, il lie à un site aux photos assez superbes.

Tiens, un passionnant entretien avec Eddie Campbell.

Tiens, et vous ai-je déjà parlé du blog de l’excellent écrivain Jeffrey Ford? Nous allons publier une autre nouvelle de lui dans le deuxième Fiction (juste parti chez l’imprimeur), et certainement aussi dans le troisième.

Tiens, vous ai-je déjà dit tout le bien que je pense du formidable site Coconino World? Un univers formidablement vaste d’illustrations, de bédés, de modernes et d’anciens, de découvertes, de redécouvertes, je trouve assez sidérant un travail pareil — et ô combien rare! Tiens, rien que le portfolio de Josépé, en ce moment sur leur page d’accueil — mama mia, c’est bô!

Tiens, vous ai-je déjà dit que j’adore les t-shirt de designers? Le graphiste Daylon (qui vient de faire deux couv pour moi) m’a signalé, le vil tentateur, le site de La fraise.

#850

Toujours fatigué, toujours les yeux qui papillotent, alors je ne lis pas trop de bouquins — en dehors des tonnes de choses que j’écris/lis pour mon boulot, j’veux dire. Du coup, je dévore des bédés. Oui, ce sont des bouquins aussi, mais ce n’est pas la même fatigue visuelle et intellectuelle… J’ai donc fouillé dans mes stocks de Picsou magazine (si) afin d’y retrouver tous les vieux Don Rosa et quelques autres bonnes choses du même acabit — ah, ces canards! Mon coloc râle qu’on marche sur les canards, en ce moment…

Et puis récupéré ce matin quelques nouveautés bédé: le dernier Peyraud, le dernier Rabagliati, le « Top Ten » Forty Niners de Moore… Des copains doivent me prêter le dernier Larcenet et le premier « Top Ten » par Di Filippo… En revanche, très déçu par « Albion » de Moore et sa fille: dessin vilain comme tout et narration un peu incohérente, ce n’est franchement pas une réussite.

PS: par contre, le « Top Ten » Forty Niners est une fois de plus une réussite incroyable, graphiquement d’une beauté incroyable (car le dessin de Gene Ha trouve enfin un coloriste digne de ce nom) et narrativement réjouissant-touchant, à mon goût c’est de loin le plus beau volume de la série.