#838

Du côté de St Brévin

Mon oncle Jean est allé, en compagnie de mes parents, se promener durant deux jours à St Brévin. Ah, St Brévin. J’ai déjà un peu évoqué ici et ce lointain paradis familial qui me manque souvent… Jean a posté quelques très belles photos (j’adore le portillon) sur Flicker. L’évocation de St Brévin m’emplit d’une vague tristesse…

#837

A l’arrêt de bus, un sosie de Peter Ustinov vitupère en américain contre le manque de privacy que l’on a dans les hôpitaux, rapporte le témoignage de sa nièce et évoque l’attitude irrespectueuse des médecins. Le tout à un couple de vieilles asiatiques, qui ne l’écoutent pas et discutent entre elle.

#836

Le ciel est splendide tous les soirs, ces derniers jours. C’est un des plus moments de l’année: le début de l’automne, ou plutôt, l’été indien. A la couchée du soleil, les nuages diaphanes diffractent la lumière en des toiles d’araignées scintillantes, ou bien en filament de flammes, ou bien encore en rayons de perles, le tout dans une aura dorée. Finie la chaleur, fini le bleu tout bête, l’été s’achève en beauté — littéralement.

#835

Etant un peu en manque de Londres, je lis sur Londres… Fascinant Leadville d’Edward Platt, une enquête sur les habitants des abords de l’autoroute A40. Il est sans doute arrivé à chacun de se demander, figutivement, comment font pour vivre les gens qui se trouvent en bordure de grands axes routiers. Pour sa part, Platt a essayé de répondre à cette question, en allant le leur demander — juste au moment (1995) où, hasard, une partie des maisons devaient être détruites pour céder la place à une nouvelle bretelle autoroutière. Le résultat n’est pas un bête bouquin journalistique non plus qu’une simple accumulation de témoignages, mais bien une belle pièce de littérature, touchante, amusante ou tragique tour à tour, servie par un style élégant et un très bon sens de la retranscription de dialogues.