#814

Joie: « Au vu des éléments que vous avez déclarés, vous n’êtes pas imposable à l’impôt sur le revenu. »

Trouille: un des mini-chats est tombé(e) par la fenêtre de la cuisine. Plus de peur que de mal.

Chaud: 30° dans l’appart’ et ça passe presque pour de la fraîcheur, c’est en tout cas nettement plus supportable que les bourrasques brûlantes du dehors…

#813

Non, pas de vacances, mais au contraire beaucoup de travail. D’où mon silence.

Lu une fantasy allemande hautement recommandable: La reine des eaux de Kai Meyer, splendide, genre Philip Pullman mais dans une Venise d’uchronie magique, avec des lions en pierre, des miroirs magiques, des sirènes, les armées de morts-vivants d’un pharaon et des barques solaires… C’est au rayon ado, et j’attends avec impatience la suite à sortir en septembre!

Du coup, je n’ai pas lu tout de suite le nouvel Harry Potter, mais j’crois qu’aujourd’hui j’vais faire une grooosse pause et le commencer.

Reçu il y a quelques jours le fanzine de bédé Hop, qui m’a appris de bien tristes nouvelles: Romano Scarpa et Daniel Branca sont morts. Le rpemier était le très grand monsieur des bédés Disney italiennes, une sorte de Carl Barks italien, l’inventeur entre autres de Brigitte, la « fiancée » de Picsou. Branca pour sa part était de moindre pointure mais un agréable dessinateur brésilien de bédés Disney — de ces illustrateurs méprisés par les non-amateurs de Picsou & Cie, qui sont pourtant de formidables artistes, au dessin souple et réjouissant. Je ne me lasse pas de cette école très particulière de la bédé…

#812

Quarante pages d’entretien avec Michel Jeury: chapeau! C’est dans Bifrost n°39 que j’ai reçu ce matin (en compagnie de mon Spirou hebdomadaire), et c’est aussi passionnant que remarquable. Plaisir de retrouver Jeury — pas encore lu sa nouvelle, j’espère qu’elle est également bonne: Jeury a toujours été un nouvelliste extrêmement doué, plus encore qu’un romancier, trop irrégulier. Disparu de la scène SF depuis trop longtemps, c’était autrefois une des pointures de la « spéculative fiction » à la française, un très grand monsieur. J’ai relu il y a peu L’univers-ombre et Les Yeux géants, deux romans ayant aussi bien tenu le choc des ans que le meilleur d’un John Brunner, d’une Kate Wilhelm ou d’un Christopher Priest — ah, quelles étaient belles ces années de spéculative, soupir le vieux fan qui n’a jamais vraiment aimé la SF d’aventure dans les étoiles, lui préférant une vraie littérature prospective du réel…

#811

Je me suis endormi après avoir entamé la lecture d’une biographie de Hercule Poirot, et en ruminant les problèmes apparemment incompressibles de chronologie de la carrière de cet homme. Et dans la fraîcheur enfin retrouvée, je me suis souvenu de la couleur de la mer à St Ives, cette eau si incroyablement transparente qu’elle offrait un dégradé depuis le jaune délicat du sable jusqu’au vert des profondeurs, en passant par toutes les teintes possibles d’un bleu translucide…

Je me tenais sur le perron de la Tate St Ives, dominant la plage depuis sa belle rotonde Art déco — deux personnes marchaient sur le sable, sous un ciel chargé de nuages presque violets à force d’être sombres. Il s’agissait d’Hercule Poirot, dont je reconnus le physique callipyge (ah, David Suchet!), en grande discussion avec une dame en dentelles qui semblait lui faire moult reproches. Margery Alligham, réalisai-je (une formidable écrivain de polar des années 30)… La lumière de la mer faisait briller le dessus du crâne de Poirot, en forme d’oeuf.