#805

Travaux d’écriture, assurément: j’essaye ce week-end d’achever la rédaction de ma part d’un essai sur l’histoire de la science-fiction et ses rapports avec le présent — une commande de chez Klinsieck, que je coécris avec mon complice Raphaël Colson. Et puis j’essaye aussi de terminer mes notules pour l’encyclopédie de Goimard, tant qu’à faire — un projet dément d’ampleur à sortir je ne sais quand chez l’Atalante. Hop, j’y retourne.

#804

Mdr!

GLENEAGLES (AFP) – George W. Bush a été mercredi victime d’un léger accident de vélo lorsqu’il est entré en collision avec un policier lors d’une promenade autour de Gleneagles où il se trouve pour le sommet du G8, a annoncé son porte-parole.
Le président américain s’est égratigné aux mains et au bras et a été soigné par son médecin personnel, a précisé Scott McClellan, le porte-parole de la présidence américaine.
M. Bush est entré en collision avec un policier qui se trouvait là pour assurer la sécurité du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G8.
Le porte-parole a précisé que M. Bush allait assez vite quand l’accident s’est produit. Il faisait du vélo depuis une heure au moment de l’accident.
Selon la Maison Blanche, le policier a été transporté à l’hôpital et serait blessé à une cheville. Son vélo étant endommagé, le président américain a regagné son hôtel à bord d’une voiture des services secrets américains qui l’escortaient pendant sa promenade.

(via Homme qui marche)

#803

Avec ma maman, nous descendons prendre le car pour traverser le fleuve. Celui-ci roule ses eaux grises au-delà du parking, entre des berges couverte d’herbe sèche. De maigres eucalyptus bruissent au-dessus du fleuve. Quelques rangées de sièges sont alignées sur le bitume, auprès d’une petite casemate vitrée, des gens attendent, pas encore de car. Nous nous asseyons. Une voiture de sport, jaune, fait un tour sur le parking et repart. Un troupeau de girafes descend la butte, traverse et entre dans l’eau, les animaux nagent vers l’autre rive, leur long cou jaune tendu fendant les flots. Pour rire, je suggère à maman que nous traversions à cou de girafe.

Le bruit de la fenêtre qui bat contre son montant me tire du sommeil, suivi par les stridences du réveil de mon coloc.

#802

Si je dois poursuivre encore longtemps cette veine onirique, peut-être ce blog devra-t-il être rebaptisé « Slumberland »…

Mais je n’ai guère ni d’envie ni de temps, en cet été, à consacrer à un maintien plus assidu de cette page. Bien sûr, je pourrai vous commenter longuement ma récente lecture de Fables, un formidable comics de fantasy urbaine aux prémices très originaux, mais enfin, cherchez-les donc vous-mêmes dans les librairies, c’est même traduit, je crois.

Lorsque je ne joue pas avec les deux chatons ou que je ne papote pas avec mon coloc, je bosse, je bosse — et ne m’en plains pas, toutes ces taches éditoriales et scripturales étant ma foi parfaitement agréables. Le soleil ne darde plus, ouf! Depuis hier la température s’est effondrée, et c’est tant mieux. Fous sont les amateurs de chaleur. Encore très mal dormi cette nuit, curieusement — et pour une fois je m’abstiendrai de décrire les molles créatures et vagues effrois ayant peuplé mes désagréables cauchemars.

#801

Lisant une nouvelle d’Elizabeth Hand (à paraître dans le Fantasy & Science Fiction d’octobre), j’y trouve matière à une citation qui me fait beaucoup penser au mauvais rêve m’ayant tiré des bras de Morphée ce matin — du cyber cauchemar? So hi-tech of me!

« Everything was in the letters; only of course they weren’t actual letters but bits of information, code, electrical sparks; like neurotransmitters leaping the chasm between synapses. When I dreamed of you, I dreamed of your name shining in the middle of a computer screen like a ripple in still water. Even in dreams I couldn’t touch you: my fingers would hover above your face and you’d fragment into jots of gray and black and silver. »