Mon chanteur favori, monsieur Steve Hogarth, tient lui aussi un blog. Allez sur « Message from h » et vous y lirez ses aventures avec Cat Stevens et les autorités américaines…
Archives de l’auteur : A.-F. Ruaud
#680
Depuis quelques années, j’ai installé au-dessus de mon lit une étagère sur laquelle je pose les livres qui doivent être lus. Je parvenais jusqu’alors à tenir cette étagère raisonnablement peu encombrée, et ce bien que certains ouvrages y soient en fait depuis très, très longtemps (c’est le cas par exemple du I See by My Outfit, journal de voyage de Peter S. Beagle, que j’e n’ai toujours pas ouvert). Mais j’ai peu lu ces trois derniers mois, tandis que les livers continuaient à arriver de manière régulière (autant par SP que par achat, d’ailleurs). Et là l’étagère est tout simplement pleine à craquer, impossible d’y ajouter le moindre bouquin — alors que j’en ai encore reçu quatre hier (deux hardcovers de romans pour la jeunesse, le dernier prix World Fantasy et un polar pas commandé glissé par erruer par Amazond ans mon colis). Argh.
Et je n’ai pas énormément lu non plus durant mes récents congés. En fait, je n’avais pas pris assez de lecture — erreur très rare de ma part. J’ai lu plusieurs BD chez Patrick — dont l’une m’a du coup inspiré un « petit maître de la fantasy » pour Faeries, tant qu’à faire — ainsi que le dernier volume des rééditions d’Holdstock chez Folio-SF (traduit par Patrick). Cela fait un peu étrange de lire une VF, d ‘ailleurs, je n’en ai plus l’habitude et vois trop les transpositions et l’anglais d’origine. Lire en traduction est une sorte de démarche handicappée, la plupart du temps, un aveuglement volontaire au fait qu’il ne s’agit jamais que d’une adaptation. Ceci dit, j’ai aussi lu chez mes parents un Agatha Christie, L’Affaire Protheroe, et le style de Christie est de toute manière si ténu, si utilitaire, qu’une VF ne change rien.
Sinon, j’ai terminé le réjouissant Darkness at Pemberley de T.H. White — un polar de 1932, par l’auteur du Once and Future King, que j’ai eu envie de lire en reparcourant l’article de Patrick sur cet écrivain, dans le Panorama illustré de la fantasy & du merveilleux. C’est très rétro mais très original, une lecture amusante. Lu également de larges passages de la bio de Lovecraft par S.T. Joshi — je n’apprécie pas spécialement cet écrivain, mais en revanche sa vie s’avère passionnante, et les analyses de Joshi plutôt bien fichues (bien que très mal écrites).
Si j’ai manqué de lecture, c’est que j’avais pris avec moi un énorme pavé, dont je pensais qu’il allait m’occuper un long moment: Phaos d’Alain Bergeron, un thriller post-cyber québécois. Et en fait, je l’ai dévoré à grande vitesse. Il présente queqlues longueurs (des paragraphes un peu redondants auraient sans doute mérités d’être zappés), mais dans l’ensemble c’est vraiment un chouette bouquin, de l’excellent suspense cyberpunk avec tout ce qu’il faut de magouilles entre multinationales, secrets technologiques, etc. Et puis un autre roman que j’ai dévoré très vite: Blue Girl, le dernier Charles de Lint, une agréable fantasy pour la jeunesse avec tous les ingrédients habituels de l’auteur.
#679
« Une dépêche de dernière minute de Moscou annonçait que à trois heures trente-et-une du matin, heure légale orientale, le régime soviétique avait définitivement réalisé le communisme et commençait à se résorber exactement comme Karl Marx l’avait prédit. » (Robert Abernathy, dans une des nouvelles récemment rééditées par Francis Valéry dans un recueil à tirage très limité et beau comme tout).
Ugo Bellagamba ne fait pas un blog — mais c’est tout comme. La lisibilité n’est pas fameuse dans cette toute petite fenêtre, je trouve, mais la plume toujours pleine de charme: lisez donc son Carnet de bord sur le festival Utopiales. Et sa dernière nouvelle (dans Bifrost) est ren-ver-san-te!
#678
La France avance, prétend monsieur Luc Dutour, étrange nouvel auteur de science-fiction déjà lu dans Bifrost et dans le Panorama illustré de la fantasy & du merveilleux. Pour s’en convaincre, on lira le blog qu’il vient d’ouvrir, Les Archives de l’Impossible, où se lisent des informations (véridiques) aussi cruciales à la culture française que:
Q : Lors d’un séjour en France, qui Walt Disney engagea-t-il comme bonne d’enfants ?
R : Denise Fabre.
#677
Stupéfiant, un film de et avec J.M. Barrie: