#234

Beaucoup de travaux d’écriture, ce mois-ci: pas plus de choses à faire que d’hab, mais la différence réside dans le fait que ma boîte m’a filé la majeure partie de mes congés d’été en juin, je ne m’y attendais pas et dois donc terminer dare-dare tout ce que j’avais à faire sur mai/juin — juste maintenant là tout de suite… Oups. Enfin, c’est un peu plus intensif que d’hab mais pas désagréable. Et je bénéficie heureusement un petit délai supplémentaire pour boucler le prochain Yellow Submarine (pour une sortie en septembre).

Niveau lectures, voyons voir, quoi de neuf? Denoël me fait lire Shadowsbite de Stephen Dedman. La suite d’un autre roman que j’avais lu pour eux il y a quelques années — et que j’avais bien aimé. C’est de l’horreur, mais limite fantasy urbaine, donc tout à fait ma tasse de thé. Du polar sur des événements surnaturels.

Niveau documentation, je suis dans Underground to Everywhere de Stephen Halliday, une histoire du métro londonien. Qui me passionne — si, si! Et m’inspire des détails intéressants pour mon cycle de nouvelles uchroniques.

Et niveau bédé? Oserai-je avoir lu un manga d’eau-de-rose? Hum, d’eau-de-rose gay, hein, quand même?! 🙂

New York New York volume 1 (chez Génération Comics). Et c’est comment? Ben, c’est… de l’eau-de-rose… Touchant, bêbête, amusant, pas vilain du tout (quoique l’aspect rudimentaire habituel aux dessins de mangas fait qu’on a du mal à reconnaître les personnages blonds les uns des autres…). Oubliable mais plaisant.

En comics, j’ai lu le premier fascicule de Fables chez Vertigo — une enquête policière à New York dans le milieu des « fables », les personnages de contes exilés dans notre monde suite à l’invasion du leur par des Ennemis encore imprécisés. C’est donc Bigby Wolf qui mène l’investigation, sur la disparition brutale de Red Rose, la soeur de la très énergique chef de l’éxécutif fable, Snow White… Faudra voir la suite, mais les prémices sont sympas.

#233

…d’ailleurs je ne cesse de revenir à Neil Gaiman, ces jours-ci.

Je me suis replongé dans The Sandman Companion, il y a peu: j’avais besoin de savoir ce que Neil Gaiman disait de ses deux fantasy shakespeariennes, afin d’un peu documenter un papier que je prépare…

Hum, amusant: je réalise que la phrase précédente nécessite sans doute pas mal d’explications.

Donc: The Sandman Companion était un beau recueil d’entretiens entre Neil Gaiman & Hy Bender, au sujet du Sandman, le monumental & génial & méga-long comics qui fit la célébrité de Gaiman. Paru en 1999, The Sandman Companion décortique volume après volume, histoire après histoire, du Sandman. Et offre une vision aussi riche que généreuse sur l’imaginaire de Gaiman, sa culture, ses sentiments, ses aspirations, etc etc. La personalité même de Gaiman transforme un exercice excessivement « pointu » en une lecture fascinante. Et je me suis surpris à relire de larges pans de ce bouquin, avec grand plaisir.

Les deux fantasy shakespeariennes de Gaiman, ce sont deux épisodes du Sandman: « A Midsummer’s Night Dream » (in Dream Country) et « The Tempest » (in The Wake). Qui mettent Shakespeare himself en scène — littéralement.

Quant au papier que je termine aujourd’hui, c’est une livraison passablement outrecuidante des « Petits maîtres de la fantasy », puisque consacrée à… William Shakespeare.

#232

Very weird indeed, l’intro par John M. Ford du recueil de Gaiman, Adventures in the Dream Trade… Limite incompréhensible, par endroits. Non: pas limite, carrément. Et pourtant complètement marrante, aussi drôle & lumineuse à certains endroits qu’elle peut être private joke & obscure à d’autres… J’adore par exemple lorsque Ford déclare que discuter en même temps avec Terry Pratchett & Neil Gaiman est un exercice auquel même Peter Sellers ne pourrait pas se livrer sans assistance technique!

Et cette perle de sagesse sans pitié, magnifique: A staggering number of people who wants to be writers do not seem to like words very much. They want to produce a kind of pH-neutral prose, usually described as ‘transparent,’ that simply generates fully nuanced scenes in the reader’s mind without, well, the damp and wriggly bits, and are convinced that was how James Michener and Lev Tolstoi did it, adding two fingers of the best straight up for Hemingway.

Oh, and by the way, un correspondant me demandait hier où dénicher ce bouquin? Well: pour ma part je l’ai commandé à la librairie DreamHaven de Minneapolis, où je commande tous les mois une ou deux nouveautés — non seulement ils ont un excellent choix, très ouvert, mais ils sont également éditeurs (notamment d’un précédent recueil de Neil Gaiman), ils proposent régulièrement des exemplaires signés, et sont absolument adorables: leur responsable fantasy, Elizabeth, m’a été d’une aide précieuse (et même: indispensable) pour la réunion des nombreux bouquins qui me manquaient pour mes lectures/recherches en vue de la Cartographie du merveilleux. Je leur avais déjà acheté pas mal de bouquins, neufs ou d’occase, quand un matin je reçois un mail d’Elizabeth me disant « J’ai bien reçu votre nouvelle liste, on a pas mal de titres disponibles en occasion, mais attendez encore un moment, je vais aller faire le tour des bouquinistes de Minneapolis et je vous recontacte cet après-midi. » Au mail suivant, elle avait effectivement déniché quasiment tous les titres qu’il me fallait! (une des rares exceptions, tiens: The Dragon Waiting de… John M. Ford, que je n’ai toujours pas)

Mais sinon, je vois que l’éditeur, l’association NESFA, a aussi un website.

#231

Du weblog au bouquin: je viens de reçevoir Adventures in the Dream Trade de Neil Gaiman, un très très beau recueil (publié par la NESFA), réunissant non seulement de nombreux articles & intros, ainsi que quelques chansons & nouvelles brèves, mais aussi… son weblog, de février à septembre 2001!

Il faut dire qu’il s’agissait de son journal de voyage/dédicaces suite à la sortie de son roman American Gods, et que c’est passionnant. Et puis c’est Neil Gaiman, quoi! Amusant, cependant, de voir le simple contenu d’un weblog reproduit tel quel (il y a même les « posted by ») dans un aussi beau livre.