#185

La dernière fois que j’ai (plus ou moins) compté le nombre de bouquins que j’ai entassé chez moi, j’étais arrivé à quelque chose comme 5000 volumes… Sans compter les bédés & les comics…

Bon, depuis j’en ai acheté quelques tonnes, mais je me suis également débarrassé de pas mal de choses — je fais souvent du tri, pas la peine de tout conserver, sinon je serai déjà mort étouffé sous le papier.

5000 bouquins qui m’attendent sur mes étagères, donc. Et combien de lu, sur ce nombre? Hum, la moitié, je suppose…

La moitié. 2500 bouquins à lire?! Et il m’en arrive continuellement d’autres — les SP des bouquins des copains, notamment (reçu ce midi L’instinct de l’équarrisseur de Thomas Day, chez Mnémos — un étrange décalage sur Sherlock Holmes & Jack l’Éventreur, que je vais lire sans tarder), et les titres à lire pour Denoël.

J’ai donc pris une Grande Décision, il y a peu: je ne vais plus acheter de bouquins, pour une période que je vais tacher d’étendre au moins jusqu’à l’automne prochain.

Plus rien acheter, du tout, du tout. Après tout j’ai de quoi lire jusqu’à la fin de ma vie — et un peu au-delà! — n’est-ce pas?

Ben tiens.

Non, plus rien du tout!

Faut que je soit ferme. Résolu.

Ou alors juste un par mois…

Ou bien deux, pas plus… 🙂

#184

Lu: The Watch de Dennis Danvers.

En 1921, un homme étrange apparaît à Peter Kropotkin alors que ce dernier est en train de mourir. Cet homme étrange affirme venir d’un lointain futur et propose un pacte non moins étrange au prince anarchiste: renaître à une autre époque que la sienne. Une nouvelle vie! Kropotkin n’hésite pas une seconde — il accepte. Et se retrouve promptement dans son corps rejuvénisé, à bord d’un avion en l’an 1999. Simplement muni d’une carte de séjour américaine habilement fabriquée & de fort peu d’argent liquide, Kropotkin va devoir se débrouiller. Sa destination? Richmond.

J’ai été sous le charme d’un bout à l’autre, subjugué & passionné par ce roman au « feeling » peu courant. Le Kropotkin mis en scène par Dennis Danvers n’a rien d’une marionnette (justement): c’est un homme de chair & de sentiments, aussi crédible qu’attachant. Ce beau roman est en quelque sorte un croisement du Facteur de David Brin & du En approchant de la fin d’Andrew Weiner: il y a la volonté utopiste & la gentillesse du Brin (mais sans rien de sa mièvrerie & du simplisme politico-américain de son très mauvais roman!), l’inéluctable crescendo temporel & la finesse psychologique du Weiner (mais sans l’essentiel de son désespoir).

Car c’est bien d’un roman utopiste qu’il s’agit — et s’il est volontiers « gentil » (car c’est dans la nature de son héros central), en tout cas globalement positif dans sa démarche, il n’est jamais simpliste ni américano-centriste. Et encore moins américano-triomphaliste! Il me semble même assez étonnant de voir un écrivain américain actuel faire preuve d’autant de lucidité sur sa société: les opinions qu’il convie seraient plus attendus chez un journaliste du Monde Diplo que chez un citoyen US…

Et cependant, pas d’outrecuidance, pas de lourde démonstration chez Danvers/ Kropotkin. Le style est simple (au présent, pour une raison exposée à la fin du roman), le récit relativement linéaire, les idées exposées avec l’air de ne pas y toucher… Même lorsqu’elles touchent à un problème aussi crucial que celui des prisons (la population des États-Unis représente 5% de la population mondiale, mais 25% des prisonniers du monde le sont aux États-Unis… l’esclavagisme est décidément au cœur de ce roman: celui des serfs de la Russie d’autrefois, celui des Noirs d’avant la Guerre de Sécession, et celui des prisonniers américains).

Une œuvre au charme simple mais puissant, de la « speculative fiction » de la meilleure eau: il est très plaisant de constater que la SFUS peut encore livrer un roman aussi remarquable.

#183

Je découvre toujours, avec un réel plaisir, le nouvel album des XII Alfonso, « Claude Monet » vol.1. Musique subtile & tendre, impressioniste (forcément), sophistiquée sans démonstration — propre à (m’)émerveiller. Des guitares aquatiques, des claviers virtuoses, beaucoup d’accordéons (hélas synthétiques), des ambiances poétiques qui vont de la chanson française à la Barbara (avec Bevinda au chant, superbe chanteuse portugaise — le hasard fait que je connaissais un de ses albums) au Canterbury de bon aloi, en passant par des traitements à la René Aubry, Anthony Phillips ou Ensemble Nimbus… Beaucoup de teintes, donc, pourtant harmonieusement mêlées. Il s’agit bien de XII Alfonso: alchimie reconnaissable & appréciée. Cela valait décidément le coup d’attendre, cet opus est magistral.

Encore & toujours du boulot (écriture), en ce moment. Notamment quelques corrections de ma nouvelle pour Solaris: exceptionnelle exigence & sérieux des corrections, c’est très agréable. Du jamais vu par moi, en fait. Y’a pas, sont très « pros », les Québécois.

Le beau temps m’a bien aidé à bosser aujourd’hui (paradoxe?): très agréable de tapoter sur l’ordi avec un rayon de soleil sur le bureau & en jetant de temps à autre un coup d’oeil vers le ciel noyé de lumière. Pourvou qué ça doure. Je galère encore pas mal avec certaines fonctions de l’iMac — et en particulier vis-à-vis de tout ce qui est fontes, polices, caractères, lissage & affichage… Ca m’handicappe carrément pour les débuts de la maquette du prochain Yellow Submarine, embêtant ça.

Fini de lire The Watch de Dennis Danvers. Faut que je rédige une fiche de lecture pour Denoël — vous aurez donc mon opinion lorsque je l’aurai faite. Opinion très positive, précise-je.

#182

Okay, je fais joujou avec mon nouvel iMac: hé! C’est que ce n’est pas tous les jours que j’ai un nouvel ordi — en fait, c’est même la toute première fois que je fais l’acquisition d’un Mac tout neuf, dernier cri, ni d’occase ni démodé de deux ou trois générations…

Premier blog depuis mon nouveau jouet.

En écoutant le nouveau & ô combien attendu CD de Douze Alfonso, « Claude Monet » vol. 1. Un groupe de progressive rock, bordelais, que j’aime tout particulièrement & dont ce nouvel opus (label Muséa) se sera pas mal fait attendre…

#181

Ayez. J’ai craqué.

J’ai acheté le New iMac G4.

Bô!

Mais bon sang qu’ils sont radasses sur la longueur des fils! Tout juste si je suis parvenu à positionner l’ordi où je le voulais sur le bureau. Et je ne peux pas encore le connecter à la prise téléphone: fil hyper-court! Pourvu que je déniche une rallonge… En attendant, je poste ceci depuis mon vieux G3 gris, toujours en service jusqu’à nouvel ordre…

D’autant que de toute manière, il faut que je parvienne à récupérer toutes les choses qui sont dedans, afin de les transférer dans le nouvel ordi. Ce n’est pas fait: un zip ancien modèle (pas d’USB sur le vieux G3) va m’être nécessaire… Pff, ces transferts technologiques…