#6300

« Il faut que le merveilleux soit vrai, qu’il y ait non immédiatement une terre de rêve (cela n’a pas de sens d’imposer une transformation immédiate et merveilleuse, c’est perdre tout) mais des traces certaines de merveilleux, tout simplement que des événements prouvent, révèlent que nous avons raison de le désirer et tort de le nier, que nous pouvons l’attendre, que nos arts et nos littératures ne demeurent pas l’expression seulement d’un ordre abstrait de la justice et de la beauté, mais risquent parfois d’établir d’une manière ou d’une autre un dialogue direct avec je ne sais quels êtres miraculeux si peu que ce soit. » (André Dhôtel, La Littérature et le hasard)

#6296

« Lire un livre, pour moi en tout cas, c’est comme voyager dans le monde de quelqu’un d’autre. Si c’est un bon livre, vous êtes à la fois confortable et cependant anxieux de voir ce qui va vous arriver là, qu’est-ce qu’il y aura au coin suivant. » (Jonathan Carroll)

#6294

« Est-ce que ça ne vous a jamais frappé que les gens sont surtout composés du passé ? Tous les nouveaux moments deviennent immédiatement le passé, et le moment suivant, qui est le futur, fait la même chose. Il n’y a pas beaucoup de maintenant à avoir. » (Russell Hoban)