#1833

Vu hier soir un étonnant documentaire, datant de 1967: The London Nobody Knows, de Norman Cohen, avec James Mason en présentateur flegmatique et un rien cynique. Je venais de trouver cette référence dans un bouquin sur Londres, il y avait eu un livre, qu’il faut que je me procure, puis ce doc très arty sur l’envers sombre du Londres des swinging sixties. Il y a des théâtres en ruine, les lieux des crimes de Jack l’Éventreur encore intacts à l’époque (ça m’a fait une impression fort étrange de voir cela « en vrai », en couleur), des vendeurs de rue, des scènes de marchés, des comédiens mendiants, des clochards, des lieux peu connus… Le tout enveloppé dans une mise en scène parfois réaliste, parfois surréaliste, parfois drôle, parfois dure. Londres années 60, pour de bon, sous mes yeux — fascinant. Un voyage dans le temps. Seul regret: la brièveté du film.

#1832

Toujours occupé, toujours maussade, marre de ce début d’année plein de tracas — mais le temps redevient beau, du soleil ces derniers jours pour remettre du baume au coeur. En fin de journée, aujourd’hui, un ciel véritablement splendide. Moment précieux de contemplation.

L’autre matin j’ai rêvé que je vivais dans mon appartement comme d’hab, mais… une belle lumière bleutée coulait par la fenêtre du salon, éclatante, et lorsque je suis allé admirer le paysage c’est celui de Paris qui s’étalait devant mes yeux, soudain mon appart avait été transporté sur les Buttes Chaumont. I wish.

#1830

Lectures? Eh bien, ayant reposé un Martha Grimes qui m’agaçait les dents à force de trop de sucrerie, et ayant lu le long entretien avec Roland C. Wagner qui sera dans le prochain Fiction, je me suis décidé à quelque chose que j’avais envie de faire de longue date: relire tous les Futurs mystères de Paris. C’est donc ce qui occupe actuellement mes heures de lectures, et avec un grand bonheur. J’ai déjà dit que j’appréciais ce type de « marathon » et le cycle polar-SF de Wagner s’y prête à merveille, je redécouvre (dans l’édition de chez l’Atalatante) nombre d’éléments, l’ambiance, la subtilité des personnages tout comme celle de la situation socio-politique, les motifs récurrents, le sens du suspense… Belle et bonne littérature que celle-là, vraiment.

Sinon, oui, je me fais un peu absent de cette page pour une fois. Fatigué, malade et très occupé — autant de facteurs d’éloignement du blog.