#1758

Dans un hôtel, a Cluses. J’ai dine avec un Papou. Non, vraiment. Un vrai avec un morceau de bois dans le nez. Tres sympa, pour le peu que l’on a echange via sa traductrice. Weird anyway…

#1756

Allons bon, voici que Tzvetan Todorov lui aussi ne respecte aucun « devoir de réserve ». Bel article dans Le Monde : « Menaces sur la démocratie »

[…] l’ultralibéralisme est un monisme, il prône la soumission de la société à une force unique, celle du marché illimité. Partant d’un postulat anthropologique fantaisiste, selon lequel l’individu se suffit à lui-même, et réduisant ledit individu à un animal aux besoins exclusivement économiques, l’ultralibéralisme ne laisse aucune place pour le pouvoir politique, qui est pourtant responsable du bien commun. La monarchie, même élective, n’est pas la démocratie. En théorie, nos institutions restent fidèles aux principes démocratiques ; en pratique, il leur arrive d’être transformées en simples façades d’un pouvoir absolu et personnalisé. Comment, ensuite, exiger des habitants des cités ce que n’incarnent pas les dirigeants du pays ? La démocratie repose sur un équilibre fragile entre les composantes de la société ; en ce moment, des signes nombreux indiquent que cet équilibre est mis en danger.

#1755

I’m in a fantasy mood, this autumn. Lu The Alchemist Door de Lisa Goldstein — acheté il ya longtemps, je l’avais oublié en bas de la bibliothèque du salon. L’ai retrouvé en faisant encore du rangement/tri de bouquins, samedi. Très beau roman, comme d’habitude avec Lisa Golstein. Une fantasy sur l’Europe du XVIe siècle, avec en protagonistes le magicien anglais John Dee et le rabbin Loew — et le golem que ce dernier crée, bien entendu. Oh, et la comtesse Elisabeth Batory, dans un petit rôle. C’est intrigant, prenant, construit d’astucieuse manière, ni banal ni bancal, en dépit d’éléments peu évidents à marier. Mais Goldstein avait déjà livré auparavant deux autres très belles fantasy « renaissance » — traduites en leur temps dans une éphémère collection J’ai Lu Fantasy, je crois qu’ils ne sont guère vendus. Enfin, une lecture très agréable. J’ai recherché ensuite quels autres romans l’auteur avait publié depuis — et fut déçu: elle écrit maintenant sous un pseudonyme, Isabel Glass, des high fantasy qui ont l’air plutôt teintées d’eau-de-rose. Argh. À force de mal vendre, elle a décidé de tourner casaque et de nous faire un plan à la Megan Lindholm devenant Robin Hobb? Ce serait bien triste. Mais si compréhensible, quand on voit combien la fantasy sophistiquée trouve difficilement un lectorat…

#1754

De nouveau dans le Dico féerique, tome 2 (le bestiaire fantastique). Je vais y travailler comme cela de manière régulière toute cette fin d’année, on and off, je pense. Un peu plus d’un quart rédigé, pour l’instant. Relu du Kenji Miyazawa, à la recherche de citations — quelle merveille. Des nouvelles de Charles de Lint, aussi — ah, je rêve d’un jour parvenir à en réunir un gros recueil dans la Voltaïque… Et puis, lu deux courts romans de Charles de Lint, Seven Wild Sisters et Medecine Road (dans la belle édition limitée, illustrée par Charles Vess), deux fictions emplies de créatures intéressantes: esprits du ginseng et fées abeilles, jackalope et femme-coyote…