Ado j’habitais à Cergy-Pontoise, la ville nouvelle, et au dernier étage du centre commercial des 3 Fontaines, juste devant la librairie-presse, se tenait une étrange boîte en fer, de couleur rouge vif. Il s’agissait d’une cabine, du même genre que les photomatons, mais on ne s’y faisait pas prendre en portrait: on y regardait des films. Et pas n’importe quels films: des dessins animés de Paul Terry, des « Terrytoons ». Tristement tombés dans l’oubli aujourd’hui, ses dessins animés de 5 mn faisaient mon délice, et plus particulièrement ceux de Sydney l’éléphant. Tout m’y ravissait: la musique tonitruante, l’humour absurde, la profonde imbécilité des personnages… S’asseoir dans la boîte rouge était une expérience de complet dépaysement, un moment concentré de joyeuse sottise. Une recherche sur Youtube m’a révélé que quelques épisodes s’y trouvaient, hélas souvent mal synchronisés, et pas mal d’autres Terrytoons aussi.
#1732
Mondanités et relations publiques: déjeuné hier dans un bouchon du centre-ville avec un éminent directeur littéraire de jeunesse, pour lequel je vais incessamment écrire un roman de fantasy pour ados, et reçu ce matin une photographe qui devait me tirer le portrait pour un mag culturel local. Aujourd’hui, retour à mon Dico féerique, dont il me faut boucler définitivement le texte du tome premier. Regarde le soleil de James Patrick Kelly est enfin chez l’imprimeur, après un report d’un mois exigé par le peaufinage de la traduction. Je lis du Steven Brust, cela faisait très longtemps, et vient de me délecter de deux autres bédés d’un scénariste que vraiment j’adore, Hubert, découvert l’autre jour avec ses Miss pas touche et dont j’ai dévoré toute la production en peu de temps. Un véritable « raconteur d’histoires », cela fait plaisir. Niveau bédé également, j’ai vu ces dernières semaines avec Frédérik Peeters, Jérôme Jouvray et Tom Tirabosco pour de prochains portfolios et couvertures de Fiction.
#1731
Retour d’un long week-end provençal. Il y avait un petit festival de « l’imaginaire » (terme politiquement correct qui depuis quelques années a gommé la notion de genres science-fiction – fantasy – fantastique, dont les noms devaient je suppose être aussi embarrassants pour la bien-pensance que « aveugle », « vieux » ou « instituteur », par exemple). Pile dans le village où j’adore aller de temps en temps, Lambesc. J’ai donc une fois de plus profité de l’hospitalité de la grande et belle maison de MM et JJR, en compagnie du sieur Jaworski, tandis que l’on croisait le camarade Bellagamba et (entre autres) quelques Picholle, Ecken ou Genefort de bon aloi — ainsi que des extraterrestres de couleur verte. Fort belle et étrange expo de Stéphane Rosse, dont je n’avais plus revu la signature depuis la fin des (vrais) Humanoïdes Associés. Mémorable pot-au-feu du samedi soir, merci Mireille. Et boulot un peu, tout de même (deuxième version du plan de cet Uchronies ! que je vais co-écrire avec Ugo). Un bon petit moment, quoi.
#1730
Passant devant la gare tout à l’heure, je vis une affiche du Théâtre National Populaire pour une pièce de Pirandello intitulée « La Fable du fils substitué ». La coïncidence me fit rire avec les gros titres annonçant que Jean Sarkozy renonce à la présidence de l’EPAD. Oh, il s’est fait couper les cheveux.
#1729
Claqué: déménagement de vieux stocks d’un garage à Villeurbanne jusqu’au QG des Moutons, préparation des colis pour la réexpédition vers le distributeur parisien etc. Pffouh. On recommencera le mois prochain. Objectif: vider ledit garage d’ici janvier, enfin. Faut dire qu’à la création des Moutons électriques, Sylvie Lainé nous a prêté un garage qu’elle n’utilise pas, et que depuis, de temps à autre, on va y chercher quelques cartons de nos premiers titres (retours de l’Oxymore, retours du Comptoir, titres un peu trop tirés). Mais depuis deux ans je n’ai plus guère d’amis possédant une voiture (eh oui, je ne fréquente apparemment que des urbains non chauffeurs), ce qui a rendu très compliqué d’envisager une expédition vers ledit garage… Enfin, aujourd’hui Julien Bétan qui bossait au QG ces derniers jours a emprunté le véhicule de ses parents, et nous sommes donc allé récupérer une vingtaine de cartons. Ouf.