Étant ado, l’un des premiers types de musique pour lequel je me suis passionné, c’était la musique de films western. Et un morceau m’était resté en tête durant toutes ces années, que je fredonne encore de temps à autres. J’ai eu l’idée d’aller le rechercher — c’était aisé, je me souvenais qu’il était chanté par Lee Marvin, et je me souvenais plus ou moins du titre… A somewhat hard-boiled madeleine…
#1683
Le Cthulhu part chez l’imprimeur, le Jane Austen est en correction, je me suis remis une fois encore au Harry Potter. Plantage chez l’imprimeur, zut de zut, il n’y aura pas de vernis sélectionnés sur les couvertures du Kirby et du Steranko — damned! C’est fortement irritant (et décevant), un tel pépin juste au dernier instant.
#1682
Journée déviante. Suis allé hier me promener à Évian, en compagnie de mon copain Fabrice Méreste et de son amie Anne-Sophie. Fascination bleue du lac Léman, expo Rodin au Palais Lumière, déjeuner d’un filet de Féra (un poisson du lac, ma foi très goûteux), thé à la pomme en terrasse, promenade dans la rue principale. Le siège social de la société de l’eau d’Évian est le plus grand et somptueux bâtiment art nouveau que j’ai jamais vu — impressionnant. Le Palais Lumière est également un très bel édifice, fort chic avec sa longue façade, ses fresques d’entrée à la Puvis de Chavanne, ses fontaines intérieures et sa haute coupole métallique. Belle exposition, bien sûr — son intérêt résidant notamment dans le fait de démontrer comment Rodin était un artiste aux motivations très commerciales, qui réutilisait en permanence ses figures, les redisposait autrement, les transposait dans d’autres formats et/ou d’autres matériaux. De même que Balzac écrivait de manière alimentaire, Rodin vendait des tirages de ses sculptures pour la déco des appartements, créait des vases, faisait même ce que l’on nommerait aujourd’hui du design (jardinières, salières, etc). Il me semble sain de montrer ainsi les liens du commerce et de l’art, de ne pas ériger des créateurs anciens en purs esthètes alors qu’ils subissaient les contraintes de la production industrielle et d’une société déjà « de consommation ».
#1681
Au risque de choquer certaines sensibilités, voici la preuve absolue que travailler en même temps sur Jane Austen et sur H. P. Lovecraft makes perfect sense: