#1459

Harassante journée, quoique plaisante par son inattendu. Levé à 6h du matin (ce qui, pour moi, est nettement avant « très tôt »). Direction Paris: un quart d’heure de retard du TGV (normal), métro interrompu sur la ligne 6 (super), mais je parvins malgré les obstacles à rejoindre Fabrice Colin, pour notre journée chez Hachette Jeunesse. Vous voyez les affreuses grandes tours seventies de toutes formes et de toutes couleurs, pas loin de la tour Eiffel, sur les bords de la Seine côté 15e? Eh bien, l’empire Hachette, c’en est une. Babar et Bécassine sont au septième étage.

Bon, entrée moins orwellienne que ne me l’avait dit Fab (la sécurité se relâche, tss). Pour le reste: plus de six heures de boulot, à retoucher et corriger et reprendre nos textes, directement dans la maquette. Ouf: Le Livre des monstres – Chroniques du Monde noir est sur les rails (parution le 3 novembre).

Vous saurez pourquoi les zombies ont une démarche chaloupée, pourquoi le golem ne grimpe plus dans les arbres, pourquoi la cuisson des petits enfants est assez longue, ce qu’est devenu le monstre de Frankenstein et tout les détails sur les moeurs du yéti. Entre autres. Le tout avec le jeune William Carnacki comme guide.

Ayant fini un peu plus tôt que je ne craignais, je suis ma foi allé acheter quelques comics chez Album, puis me suis promené tranquillement en bord de Seine, jusqu’au pont Charles de Gaulle. Amusant comme je connais encore et toujours assez mal Paris, en dépit de la fréquence de mes séjours (souvent éclair). J’apprécie d’autant plus de brèves visions urbaines, au détour du métro aérien ou d’une promenade. Et j’ai pu changer mon billet sans problème, pour un train à l’heure — voilà qui est agréable. Bon dodo à bord et me revoici à Lyon (libérée du joug caniculaire). La vie trépidante de l’écrivain!

#1456

Il y a quelques mois, mon ex-coloc étant de passage à Lyon, je découvris dans sa sacoche et avec grande surprise un exemplaire de l’hebdo Spirou. Pour quelqu’un qui, lors des années où il vivait au 245, ne lisait quasiment pas de bédés, c’était un brin étonnant. Toujours est-il que, découvrant qu’une nouvelle formule débutait, avec à ses commande le sieur Frédéric Niffle (qui fut un excellentissime petit éditeur), je me laissai séduire: je regrettais encore d’avoir du me désabonner lors du précédent changement de formule, trouvant que le niveau s’effondrait…

Et je redécouvre donc avec plaisir la joie de recevoir, chaque semaine, dans la boîte à lettres, un tas de pages de bédé. Et pas qu’un petit, cette semaine (spécial été). Chiiic: plaisir de môme! 😉