#1030

Hier, dans la moiteur d’une chaude soirée, petite excursion à Vénissieux, banlieue où travaille le papa de mon coloc et où un festival gratuit proposait une heure de Sylvie Berger alias la Bergère, compagne de Gabriel Yacoub et attachante chanteuse folk. Ce fut… trop bref, ma foi. Très beau, la Bergère était en compagnie d’un jeune guitariste et de l’accordéoniste Pariselle, ils interprétèrent quelques-unes des plus belles pièces du premier album de la chanteuse et pas mal d’autres de son prochain. Des balades intemporelles, toujours un peu tristes et un peu rétro, comme un livre de Pierre Sansot qu’on aurait transformé en mélodie…

#1029

Pelote de liens

La Ruche est le blog infréquent de mon coloc, qui a un peu posté ces derniers temps. Il évoque, bien sûr, les concerts solo de Steve Hogarth que nous avons vu, dont l’un à Lille il y a peu. On trouve pas mal d’extraits de cette très belle et intimiste tournée sur You Tube.

Tous les deux ans, ma copine Zabeth rouvre un blog. C’est l’année.

La formidable Terri Windling a un blog, elle aussi.

Eh, y’a Fabrice Colin qui cause dans le poste, à « Mauvais genres » sur France Culture (y’a aussi un podcast). Et ils ont diffusé sa dramatique radio, « Nous étions jeunes dans l’été immobile » (dont le texte paraîtra dans le 5e Fiction).

La graphiste Letizia Goffi tient un blog sur l’animation. Si jamais elle ne le connaît pas, je lui conseille ce fascinant DA brésilien (très « calvesque », je trouve), de Guilherme Marcondes.

Mon oncle Jean est un photographe de talent, je trouve. Sur Horizon oblique, son blog photo, de beaux portraits n&b qui me touchent: ma tante, mon oncle, mon père.

#1028

Je rêve fréquemment de Cergy-Pontoise, et en particulier d’une bibliothèque dont je raffolais étant môme, ainsi que du quartier au-dessus, et du centre commercial non loin…

Mais ces endroits n’ont jamais existés. J’ai passé mon adolescence à Cergy-Pontoise, j’allais dans une bibliothèque, j’allais dans un centre commercial — mais pas ceux-là. Etrangement, j’ai rêvé un jour (une nuit) de ces lieux, m’y suis promené… et depuis, j’y reviens, avec une impression de souvenir, de vécu.

#1026

Cris de ville…

Il y a le cri estival: la voiture abandonnée par son propriétaire qui, dans la ville déjà dépeuplée, ulule vingt minutes durant à intervalle régulier.

Il y a le cri matinal: deux corbeaux en guerre qui s’invectivent d’une voix rauque, flap-flapant devant les fenêtres, au ras des toits.

Il y a le cri mundial: cette clameur collective qui certains soirs enfle soudain dans la nuit, sauvage, inquiétante dans son unanimisme, et qui déborde ensuite dans la rue avec vrombissements et klaxons.