#748

>> En direct de la bergerie

Après un peu de retard, j’ai enfin reçu hier, vers 14h, mes stocks des trois nouveaux titres des moutons électriques, ouf! À savoir le roman en collaboration de Calvo & Colin, Sunk, le surprenant recueil solo de David Calvo, Acide organique, et le très attendu tome un de Fiction, de retour après une éclipse de quinze années!

210 Kg de bouquins à monter sur deux étages, qui a dit que la littérature n’était pas un boulot physique? Puis la mise sous enveloppes et paquets. Et quatre tours à la Poste pour faire affranchir tout ça: commandes de clients, abonnements, services de presse, exemplaires de collaborateurs, dépôts légaux et tutti quanti… Joie, bonheur, et satisfaction du travail accompli.

Demain, départ pour le colloque universitaire de Nice sur « SF et histoire »: ça m’fera des vacances.

#747

Regardé hier soir deux DA (mangas) qui sont dans le stock énAUrme de mon ordi, superbes et étonnants: Elle et son chat, en N&B, une tranche de vie d’une jeune femme seule vue par son chat. Et Voice of a distant star, la correspondance (par mail envoyés par téléphone portable!) d’une toute jeune fille de 15 ans faisant partie des troupes d’élite envoyée sur la Terre vers Sirius afin de prendre contact – et de tuer – les Tarsiens, une race d’ET qui a massacré notre colonie marsienne, avec son petit ami lycéen resté sur Terre. Poignant, stupéfiant… Sont forts ces Japs! Ce que je me demande, ce’st à quel créneau (commercial, notamment) correspondent ces courts films tristes et esthétisants?

Chaque fois que j’avance dans le visionnage de ce qu’un copain m’a mis dans l’ordi, je prends cela comme des « shoots » d’esthétique, de planantes picouzes de beauté… Tiens, étonnant à quel point les vues de caténaires et de fils électriques sont devenus un cliché esthétisant, comme dans Lain

#746

Grogne. Mal dormi: mal au ventre, grosse fièvre. On est tout le temps trahi par son corps. Et fichue ville, la neige n’y tient pas. Ce matin, le manteau blanc était pourtant très épais.

Aujourd’hui je bosse (enfin) sur le texte de mon intervention au colloque de Nice, la semaine prochaine. Serait temps. Mais j’avoue que je ne me sentais guère inspiré: un peu las d’écrire sur la fantasy. Mais si, soyez pas si surpris. Les articles généralistes, j’en ai peu soupé, je dois avouer — même si je m’amuse toujours autant à rédiger des articles spécifique. Enfin, je pense avoir trouvé une manière originale d’envisager l’usage que la fantasy fait de l’histoire. Deux modes d’approche, reflétant les tentations contraires à l’oeuvre dans le genre: creuser le réel ou s’en évader.

#745

>> Mini pelote de liens

Des éléphants de la taille d’un poney, des rats géants et de petits dinosaures, en compagnie d’humain de l’espèce Homo floresiensis, ne mesurant qu’un mètre? Ce n’est pas le casting d’un nouveau comics pour enfants, mais une étrange et assez révolutionnaire découverte scientifique

La manière dont Hollywood s’est entiché de Philip K. Dick ne cesse de me surprendre — mais moins que les contorsions qu’ils font subir à ses textes. Toujours est-il que dans le genre surprenant, A Scanner Darkly (en français Substance mort) se pose un peu là… Mais Keanu Reeves jouera-t-il moins mal en animation? Sans doute pas.

#744

Regardé hier soir le film Sky Captain and the World of Tomorrow. La claque! Enfin, le film… Ce n’est pas vraiment un film mais carrément plus un dessin animé, mais peu importe — ou plutôt, au contraire, tant mieux, vu comme j’adore les DA! Et celui-ci est somptueux. Je l’ai vu sur l’ordi, donc je ne sais pas comment ça passe agrandi en colossal sur l’écran d’un ciné (mais j’espère avoir l’occasion d’aller le constater, si on nous le sort enfin!), mais là je l’ai trouvé superbe, vraiment! Incroyable. Du pur steampunk, dans une esthétique d’affiche années 30. Un immense bonheur visuel d’un bout à l’autre.

Et le scénar, me direz-vous? Sympa: pure action, à 100 à l’heure, avec juste un ou deux cahots au passage, de l’humour et une bonne grosse dose de naïveté volontaire pour faire style, car après tout c’est du pulps! Mais pas stupide: on n’insulte pas l’intelligence du spectateur. D’ailleurs, la preuve: ça a fait un flop… Tout y est, des dirigeables, des robots géants, des robots pas géants, des machines volantes incroyables, des savants plus ou moins fous, un pistolet à rayon, des gros boulons, une île cachée, un royaume perdu d’Himalaya (rien de moins que Shangri-La), des dinosaures, une grosse fusée, une quasi apocalypse… C’est too much et c’est pour ça qu’on aime — en plus de l’esthétique renversante.

Je n’en reviens pas encore.