Mon ami Colin citait l’autre jour Anthony Burgess: « Dans la promotion des best-sellers, on cite avec fierté le nombre de langues dans lequel l’ouvrage est traduit. Or la multiplication des traductions ne signifie absolument rien. […] Aucun auteur qui se respecte ne se flattera du nombre de pays qui connaissent son oeuvre. Il préférera, le plus souvent à un âge avancé, la justesse et l’élégance de la traduction. […] Les agents vendent à n’importe qui du moment que le prix de vente leur agrée. »
Ajoutons qu’en plus les éditeurs ne daignent pas forcément fournir lesdites éditions étrangères aux auteurs. Genre, j’ai découvert sur le relevé du Grimoire de Merlin, un bel album illustré que j’ai co-signé avec Fabrice Colin, encore lui, que nous étions traduits chez Ediciones Susaeta. Ah bon. Règlement: 200 euros. Éh bé.