#2689

Le séduisant fatras des abord d’une ligne ferroviaire : un espace hyper saturé de signes, de lignes, de verticales, d’horizontales, de boîtes, de fanaux et de mystérieux artefacts… un décor métallique, presque insectoïde.

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#2688

C’est l’heure à laquelle le soleil gonfle tout en haut du boulevard ; où le ciel peint le sommet des façades d’un rose orangé ; où un léger vent monte et glisse ; où une senteur de sable chaud teinte les petites places ; l’heure où je sors me promener dans le quartier, histoire de respirer un peu, de défaire les nœuds du jour, de trier mes idées par le mécanisme de la marche et de regarder autour de moi.

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#2687

Les sons de la civilisation : un train qui passait dans un souffle trépidant vient de faire sonner deux notes longues et péremptoires de sa trompe, portées jusqu’à mon vasistas par le vent, tandis qu’au-dessus de la ville un avion grondait en traçant son sillon, puis c’est un deuxième train qui hoqueta en cadence, tout bas, et je saisi le bourdonnement d’une mobylette. Que le vent tourne et le silence s’impose de nouveau, juste troublé par quelques froissements de feuilles.

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#2689

De vieux amis et de vieilles connaissances se réunirent au cœur de la nuit occitane. Et en bons urbains qu’ils étaient pour la plupart, le spectacle du ciel nocturne constitua pour eux l’attraction la plus frappante : Mars bien rouge, la longue lueur de la Voie lactée, toutes ces étoiles que nous dérobe en ville le couvercle de cuivre.

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#2688

Lorsque dans un ciel largement ouvert, champ bleu semé d’immenses bâtisses blanches à l’architecture filandreuse, un nuage soudain cache le soleil, c’est toute la réalité qui devient matte, comme s’il venait à manquer une dimension que nous ne soupçonnions pas.

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