#2562

Ah, les « gens connus »… Ça me fait toujours sourire, les célébrités que l’on voit tout dentier étincelant sur les programmes TV avant les caisses de supermarché. Tous de parfaits inconnus (pour moi). Et les trois célébrités qui serrent leurs gros visages sur ces affiches d’une station de radio ? Des têtes de beaufs ordinaires comme l’on en croise partout dans la rue (me semble-t-il). Et comme je ne vais plus non plus au cinéma, depuis longtemps, je suis vraiment hors course, le « mainstream » m’indiffère ou me fait ricaner — comme l’an dernier le concert unanime de louanges lors de la mort d’un vieux beau camé jusqu’aux yeux, chanteur de variété parmi tant d’autres. Vraiment les gens, George Michael, non attendez, vous plaisantez ? (incompréhension) Enfin bref, je suis fichu, je suis « out ». J’ai regardé le premier épisode de The Orville et je n’y ai vu que du Star Trek un peu mou, pas très drôle, et puis zut quoi, les scènes dans un centre commercial genre Mériadeck ou Part-Dieu que l’on essaye de nous faire passer pour un centre de recherches scientifiques du futur, vraiment les gens, on a interdit d’excellentes fan-séries de Star Trek et il ne va pas y avoir de procès pour ce plagiat raplapla ? Je viens de lire l’article du Guardian sur tous les super excellents trucs télé qui vont sortir à l’automne et wow, j’ai juste ricané à la photo d’encore un autre faux Star Trek, c’est tout. Les images qui bougent m’ennuient, les gens célèbres ne sont pas les miens. Allez, le vieux con retourne bouquiner, un peu courbé par l’âge mais avec le sourire.

#2596

Souventes fois je m’entiche d’un nouveau thé, afin de varier un petit peu, un moment, de mon mélange fétiche tarry souchong / rooibos. Là c’est la fraîcheur de ce thé noir au citron caviar, à d’autres occasion du thé à la pomme de chez Fortnum & Mason, de leur Earl Grey fumé ou bien encore d’un keemun kougou… Je sirote en lisant, sur le petit divan du bureau, sur lequel tombe la meilleure lumière, faute de me risquer à une promenade au dehors : il pleut par intermittences régulières sous un ciel pourtant bleu. J’ai encore fait une looongue insomnie et fut réveillé à une heure indue par le tambourin d’une de ces averses sur le vasistas.

#2594

Chais pas pourquoi, hier soir j’étais persuadé que l’on était vendredi. Fus-je pris dans un sournois décalage temporel ? Je fis en tout cas une insomnie bien bien longue — presque fini de lire le roman de Theodora Goss, décidément une déclinaison de ce genre de motifs et figures dix-neuviémisto-imaginaires infiniment plus subtile que d’ordinaire. Réveillé ce matin par mon fils, pour me dire qu’il s’envole pour l’autre bout du monde ; je suis jaloux (un peu). Enfin, Bordeaux c’est bien doux, quand même.

#2588

En m’installant à Bordeaux il y a quelques années, j’avais plein d’envies, notamment la résolution de faire la connaissance de certaines personnes — mes « people » à moi, on va dire. Eh bien, c’est fait. Je reviens d’une journée chez un grand monsieur des lettres, un écrivain que j’admire de très longue date. Mode groupie on. Heureux je suis (et un peu ému, aussi).

#2580

Au sein des vicissitudes, des fatigues et des inquiétudes de cette vie, il y a quelques lumières agréables. Genre, la (toute neuve) revue Le Nouvelliste vient de m’accepter une mienne nouvelle que j’avais terminée il y a quelques mois. Genre, une nouvelle collection vient de m’accepter un (plus ou moins) recueil de nouvelles. Et du coup, j’ai envie d’embrayer sur un roman dans le même cycle, dont le synopsis dort depuis des années. Plus physique, nous venons de déménager les stocks de la cave (pour installation dans le nouveau local), j’en ai profité pour caser les cartons de vieux polars en bas, ranger mieux mes Super Picsou Géant (eh si) et mes Mickey Parade et Topolino (oh oui). Je sais, je sais, on a les plaisirs que l’on peut.