#2718

Quand je suis arrivé à Bordeaux, il y a bientôt 5 ans, j’ai suggéré à différents copains et copines que l’on dîne ensemble une fois par mois, et on a fini par appeler ça le « Club de l’Hydre », en hommage au meilleur d’entre nous (celui qui a le plus de bouquins !). Hier soir, on a changé de crèmerie, passant de la librairie généraliste (avec bar) qui nous supportait depuis longtemps à une librairie de bédé (avec bar aussi) qui a la folie de nous accueillir désormais. Et c’était bien, chouette soirée. Voilà, c’est tout.

#2710

Pour prolonger mes travaux de fouille de ce week-end, je viens de descendre à la cave et de monter au grenier, chez moi, afin de voir si vraiment je n’ai plus de « vieilleries » de Roland qui traînent… et ai donc retrouvé une anthologie ô combien fanique avec l’une de ses premières nouvelles, ainsi qu’un fanzine avec une interview par Pagel. Et chez elle, Sylvie a retrouvé une poignée de Vopaliec. Cool ! Tiens, de Charles Aznavour : « La jeunesse amène d’abord sa folie, puis elle apprend. »

#2709

J’ai passé le week-end avec le cœur empli d’une tendresse immense, celle pour mon vieil ami Roland C. Wagner, dont je suis venu explorer à Auch les archives. Grâce à l’immense gentillesse de Sylvie Denis sa compagne — et avec la bénédiction de sa fille, Natacha, merci à vous deux — ce ne fut pas un événement triste, je redoutais un peu mes propres émotions ; au lieu de quoi, à remuer toute cette paperasse, à explorer son ordinateur et à soulever tous ces cartons, j’ai souvent ri, retrouvant la légèreté, la fantaisie et les passions de mon grand copain, m’amusant de détails, m’attendrissant d’une lettre de refus ou d’une photo, m’émerveillant de découvrir des nouvelles de jeunesse, des notes manuscrites, le début de son dernier roman, des interviews… Maintenant j’ai un gros travail devant moi, bien entendu, mais ce sera avec un vrai plaisir et je me sens le cœur plus calme.

(Photo : le bureau du Mac de Roland)