#2968

La toujours étonnante coutume des cadeaux de fin d’année par les fournisseurs… Le chef de fabrication qui m’envoie du thé, chouette. L’imprimeur des Hélios qui m’envoie… euh, des chaussettes de Noël ?! et elles sont très jolies ! Et le diffuseur qui m’envoie… beuuuh, des chocolats, je suis allergique au cacao — mon assistant va être ravi, ils seront pour lui !

#2953

La situation du livre en ce deuxième confinement est très différente de la première fois : diffusion et distribution demeurent au boulot ; une partie importante des librairies vont travailler en « clic et collecte » (commande en ligne et retrait en boutique) ; Fnac point com et Amazon sont ouverts. Les ventes de livres vont donc être compliquées et plus difficiles, mais ne sont pas interrompues cette fois. Achetez, lisez : que le confinement soit au moins profitable à vos lecture !

#2951

Ivresses d’encre. Acheté ce matin un chef-d’œuvre de fantasy, Castelmaure de Trondheim & Alfred, et me suis enivré ce midi à la fois de sa puissante senteur d’encre fraiche, de sa beauté graphique et de la force d’un conte de fées post-moderne. Et puis, en début d’après-midi, un livreur m’a apporté sans prévenir à l’avance un colis des premiers exemplaires de Celtes !, le pavé splendide concocté par ma petite sœur Sara et mes frangins Mérédith et Melchior — oh le choc esthétique, je ne m’attendais pas à les recevoir et considérer soudain cette pile de beaux livres, dans leur écrin vert et or, quel bonheur ; et puis en ouvrir un et cette fois encore, humer le puissant arôme de l’encre fraîche… J’suis camé.

#2947

Je rêve souvent de Roland, mais cette nuit je sais sans doute pourquoi il faisait ainsi partie des personnages de mon cinéma mental : je viens de relire son roman Folles années folles, un inédit de jeunesse (1980, il avait à peine 20 ans) que les Moutons électriques sortent à tirage ultra limité (300 ex) pour les souscripteurs d’un « crowdfunding ». Pas un texte qui serait publiable en librairie, trop inabouti et immature, mais un bon document sur les débuts de l’auteur, les années 80 de banlieues (les premiers chapitres) et la construction d’un imaginaire. Chez l’imprimeur en fin de semaine.