#2953

La situation du livre en ce deuxième confinement est très différente de la première fois : nouveautés et réassorts vont continuer à être faits (l’interprofession, à la demande du SLF, du GLBD et de certaines enseignes a demandé à maintenir les flux de nouveautés), diffusion et distribution restant ouverts ; une partie importante des librairies vont travailler en « clic et collecte » (commande en ligne et retrait en boutique) ; Fnac et Amazon demeurent ouverts. Les ventes de livres vont donc être compliquées et plus difficiles, mais ne sont pas interrompues cette fois. Achetez, lisez : que le confinement soit au moins profitable à vos lecture !

#2951

Ivresses d’encre. Acheté ce matin un chef-d’œuvre de fantasy, Castelmaure de Trondheim & Alfred, et me suis enivré ce midi à la fois de sa puissante senteur d’encre fraiche, de sa beauté graphique et de la force d’un splendide conte de fées post-moderne. Et puis, en début d’après-midi, un livreur m’a apporté sans prévenir à l’avance un colis des premiers exemplaires de Celtes !, le pavé splendide concocté par ma petite sœur Sara et mes frangins Mérédith et Melchior — oh le choc esthétique, je ne m’attendais pas à les recevoir et considérer soudain cette pile de beaux livres, dans leur écrin vert et or, quel bonheur ; et puis en ouvrir un et cette fois encore, humer le puissant arôme de l’encre fraîche… J’suis camé.

#2947

Je rêve souvent de Roland, mais cette nuit je sais sans doute pourquoi il faisait ainsi partie des personnages de mon cinéma mental : je viens de relire son roman Folles années folles, un inédit de jeunesse (1980, il avait à peine 20 ans) que les Moutons électriques sortent à tirage ultra limité (300 ex) pour les souscripteurs d’un « crowdfunding ». Pas un texte qui serait publiable en librairie, trop inabouti et immature, mais un bon document sur les débuts de l’auteur, les années 80 de banlieues (les premiers chapitres) et la construction d’un imaginaire. Chez l’imprimeur en fin de semaine.

#2877

Nécessaire mais pas forcément raisonnable, une réunion commerciale me réclamait hier à Paris. Il convient d’espérer que nous passâmes entre les gouttes du virus, si j’ose dire, et ce fut en tout cas du travail fructueux, porteur de pas mal de bonnes choses pour les Moutons électriques je pense – et on en aura bien besoin, vu la conjoncture économique inquiétante. Enfin, tant qu’à n’être pas raisonnable je me suis rendu en ces superbes antres de perdition que sont Shakespeare and Co et Album Comics et… me suis perdu, grave. On va dire qu’il faut renforcer les provisions de livres pour ces semaines de confinement qui s’annoncent. Au retour, suis parvenu dans une Gare Montparnasse plus chaotique que jamais a entr’apercevoir juste un pan de beauté qui m’y fait chaque fois plaisir : les fresques de Vasarely, splendides œuvres offertes au regard publique, témoins d’un certain génie des seventies pas encore supplanté par les époques suivantes (j’ose espérer qu’elles sont classées ?).