#4051

J’ignore tout à fait ce que mon long suffering apprenti pourra faire des deux grosses piles de feuilles en vrac que je vais rapporter. Qu’est-ce qui peut être exploitable dans ce fatras ? Time will tell. Je laisse encore chez Pagel des pochettes de vieille correspondance triées par Roland et des manuscrits soit publiés soit par d’autres — ça devra aller à la Maison d’Ailleurs, je crois. Il fait chaud sur le deck, la petite Iris me tient compagnie, un avion fissure le ciel bleu en grondant. Samedi immobile mais tête en vrac.

#4048

Brouillé de lassitude mais content malgré tout, je viens de boucler la recherche / scannage / commentaire de l’iconographie du beau livre sur Arsène Lupin qui sortira en avril, relu et retouché le texte, voilà, ça c’est fait murmura-t-il dans un dernier râle. Tête lourde et léger vertige, nuque douloureuse, je me pose un moment au jardin pour faire comme la tourterelle gris rosée sur son antenne : écouter les oiseaux, laisser trembler les feuilles et regarder les nuages voguer dans le bleu. La merlette gratte sous le figuier, sans que la dérangent mes fort peu chasseresses minettes.

#4040

La moutonmobile s’éloigne dans le jour limpide et la fatigue se pose sur mes épaules. Message pour mon moi d’il y a quelques jours : les Hypermondes ont eu lieu, ce sont excellemment déroulés, tout va bien, auteurs et éditeurs contents, pari tenu — on l’a fait ! Avec une pensée reconnaissante et plus particulière pour Natacha-la-guerrière, pour les copains du comité d’orga, et pour mon équipe qui a assuré grave.