#2576

Allez, je crois qu’il s’agit d’un record personnel : le livre que je lis depuis hier soir est paru en 1987… et je l’ai acheté cette année là… Ce livre restait donc sur mes étagères depuis 30 ans, pile, non lu. Ouch. C’est curieux, je ne sais pas pourquoi mais tout en ayant régulièrement envie de le lire — ce n’est pas un livre juste oublié dans un coin —, je n’y suis jamais venu jusqu’à présent… Pas un roman : un essai, que mon excellent camarade Patrick m’avait conseillé à l’époque : Of Mice and Magic de Leonard Maltin, sur l’histoire du dessin animé étasunien. Passionnant en effet, le sujet m’enchante.

#2571

Depuis des années, il y a des livres que j’offre régulièrement… Il y a d’abord eu le roman Replay de Ken Grimwood (j’en ai encore donné un cette semaine). Puis le manga L’Homme qui marche de Taniguchi (mais ça fait un moment). Et depuis peu je profite du poche de Cygnis de Vincent Gessler pour le faire découvrir. Il y en a eu quelques autres (Printemps au parking et Encore heureux qu’on va vers l’été de Christiane Rochefort, par exemple, mais ils sont trop seventies maintenant je crois) mais ce sont les trois principaux.

#2565

Maxi insomnie cette nuit, j’en ai profité pour finir de lire l’épigone lovecraftien précédemment évoqué et pour revoir la comédie sherlockienne Without A Clue, avec Michael Caine, Ben Kingsley et Jeffrey Jones. Je n’en avais guère de souvenirs, eh bien ma foi, c’est assez impeccable. Genre fascinant que la comédie (quand elle est réussie). Eh oui, des images qui bougent : vers 5h du matin je n’avais pas les neurones assez actifs pour continuer à lire le bouquin suivant, à savoir Krollebitches, les « souvenirs même pas en bande dessinée » de Jean-Christophe Menu. Une sorte d’autobiographie de ce bédéaste et éditeur, sous forme d’évocation des chocs bédé de son enfance, de ses débuts, de sa jeunesse. Une lecture qui m’intéresse à plusieurs niveaux, puisque Menu a mon âge, que je le suis depuis toujours — je lui achetais ses fanzines à chaque Angoulême, autrefois — et que tant ses propres œuvres que son parcours me « parlent », bien souvent. Bien que n’ayant jamais eu l’occasion de discuter avec lui, j’ai l’impression d’un peu le connaître, et ses souvenirs / analyses offrent une lecture assez originale. Une vie en livres, en pages, versant « culture populaire », forcément que cela me parle.

#2561

Une fois, une copine libraire m’a dit que s’ils ne vendaient que ce que les gens allaient effectivement lire, ils ne feraient pas leur chiffre — et ma foi, je vois exactement ce qu’elle voulait dire, étant coutumier du fait d’acheter tel ou tel livre et… de ne pas le lire, du moins pas tout de suite, parfois pas avant des années et des années. Là par exemple je suis replongé dans du Charles de Lint, car j’en avais plusieurs de retard. Hier soir en retirant la jaquette de The Cats of Tanglewood Forest, pour ne pas l’abîmer, j’ai réalisé que ooooh que cette couv est belle, et je crois bien que je ne l’avais jamais regardée ! Il s’agit d’un court roman plutôt jeunesse, un conte de fée entièrement illustré par Charles Vess, une merveille pour s’envoyer en l’air le regard. Je ne l’avais pas tout de suite lu car il y avait eu auparavant une version plus brève, en album. Et puis je viens de lire la trilogie Wildlings, et là c’est parce que c’est du YA que je n’avais pas eu de suite l’impulsion de les lire. C’est chouette pourtant — mais bien imparfait : on voit qu’il n’y a pas eu d’éditeur sur cette série, à la fois au niveau du texte, par endroits trop long et un peu déséquilibré, et encore plus dans le produit-même, auto-édition maladroite aux couvertures hideuses et entachée d’erreurs diverses (grosses fautes de mise en page, mots manquants, coquilles). J’ai eu un peu de mal à y rentrer, du coup, mais le troisième a pour moi bien fonctionné, très beau.