#2598

Parlons un peu de canards (sans o cette fois). Z’avez regardé le pilote des nouveaux DuckTales ? J’ai adoré, aussi bien le dessin (d’une épure qui commence à être à la mode jusque dans les pages de Topolino, ai-je remarqué dans l’évolution graphique de cet univers, où les rondeurs à la Cavazzano deviennent un peu moins proéminentes) que le rythme et le scénario. C’est pas mal révisionniste, mais peu importe, ça augure bien de la série. Reconnaître la voix de David Tennant me dérange encore un peu, cependant. Sinon, j’ai lu quelques vieux Mickey Parade cette nuit, plein de Romano Scarpa — et les éditions Glénat annoncent le premier tome de l’intégrale Scarpa pour début octobre, oooooh !!

#2595

La jolie surprise du soir : mon gentil voisin et libraire qui, promenant son nouveau toutou dans notre quartier, passe me le présenter et m’offrir un bien beau livre. Cet art du grand album est quelque chose pour moi d’à la fois très séduisant et un peu mystérieux : une forme de poésie illustrée ; en éditeur, je me demande à combien ça se vend ! Mais en tant que lecteur, aimant la poésie en prose tout comme l’illustration, j’adore. Un album d’une grande beauté et ma foi très « nature writing ». Merci Léo.

#2594

Chais pas pourquoi, hier soir j’étais persuadé que l’on était vendredi. Fus-je pris dans un sournois décalage temporel ? Je fis en tout cas une insomnie bien bien longue — presque fini de lire le roman de Theodora Goss, décidément une déclinaison de ce genre de motifs et figures dix-neuviémisto-imaginaires infiniment plus subtile que d’ordinaire. Réveillé ce matin par mon fils, pour me dire qu’il s’envole pour l’autre bout du monde ; je suis jaloux (un peu). Enfin, Bordeaux c’est bien doux, quand même.

#2593

Lecture du moment, le délicieux premier roman d’une autrice déjà superlative nouvelliste. Les filles de Jekyll et de Hyde, un peu d’aide de Watson et Holmes, une narration pleine d’apartés très drôles, la grâce et le suspense. En dégustant le nouveau mélange conseillé par ma gentille marchande de thé, un thé noir au citron caviar.

#2592

Lecture toujours : dans le temps, je m’étais entiché d’un nouvel auteur britannique de fantasy, Paul Kearney, qui avait aligné trois romans étonnants, où chaque fois l’on passait de ce monde à un autre, c’était original, inventif… Et puis l’auteur commença une série de fantasy avec de la guerre et des royaumes, et j’ai laissé tomber : franchement, je n’ai plus du tout envie de lire de la fantasy classique étrangère, car à quoi bon ? Les auteurs francophones sont devenus largement aussi bons que les anglo-saxons — et sans doute meilleurs, au moins stylistiquement —, ma dose de fantasy classique je la trouve chez Platteau, Jaworski, Dau etc. Ma fantasy en anglais, je veux qu’elle soit différente de ce que je lis et publie déjà en français, tant qu’à prendre d’autres plaisirs de lecture. Bon, comme de bien entendu les trois beaux romans de Paul Kearney ne furent jamais traduits, tandis que ses séries paraissaient chez nous, chez des « publieurs » (les éditeurs qui ne créent rien). Et puis petit miracle, Kearney l’an passé est revenu brièvement, le temps d’un roman, à ses anciennes amours : The Wolf in the Attic se passe à la fin des années 1920 à Oxford, on croise Lewis et Tolkien mais surtout, une petite fille grecque et des gitans étranges, un jeune loup-garou, plein de mystères, et c’est superbement écrit ; j’ai pensé un peu à du Graham Joyce. Gageons que les « publieurs » ne le traduiront pas.