#2089

Un désavantage d’un voyage parisien, c’est ce que je me retrouve très rapidement en manque de thé. Car j’ai renoncé à commander du thé dans les bistros français, ce que l’on nous sert n’étant généralement qu’un atroce Lipton Yellow, corrosif et, je le soupçonne, radioactif. À défaut, et parce qu’il faut bien siroter quelque chose lors des pauses bistro, j’ai cherché un pis-aller: je déteste le café et ne digère pas le chocolat, je commande donc un « grand crème » (c’est-à-dire un café crème, en langage parisien). Le premier de mon séjour, à Maison-Alfort, fut délicieux. Tous les suivants furent médiocres. La plupart des cabaretiers ne comprennent visiblement pas la signification du mot « crème » dans un grand crème. Ils mettent donc du lait, pouah, alors qu’avec de la crème, réellement, c’est si bon. Et comme de juste le grand crème le plus infect que je bus fut près des Champs-Élysées, à un prix double de partout ailleurs. Logique.