#981

Moulu: hier, grand rangement et gros travaux de réaménagement/bricolage. Deux nouvelles bibliothèques, encore… Fallait caser mes multiples polars, la philo et la littérature « sérieuse », plus le stock-tampon des Moutons…

J’suis interviewé ici, tiens.

#980

Ces jours-ci, que je trouve enfin le temps de re-penser au prochain volume de Yellow Submarine, sur les envies d’utopie, je me disais qu’il fallait que je réécrive à Jean-Pierre Hubert pour qu’il m’envoit sa nouvelle, car il avait ommis de le faire.

Et ce matin, une amie m’apprend la très triste nouvelle: Jean-Pierre est mort lundi.

Merde. Je connaissais Jean-Pierre Hubert depuis longtemps, je l’aimais beaucoup, l’admirais en tant qu’écrivains et l’appréciais en tant qu’homme. C’est grâce à Jean-Pierre que j’avais fait mes tous premiers pas dans la vie éditoriale: grand amateur de sa prose, je lui avais demandé un jour pourquoi il n’avait pas réuni ses nouvelles en recueil. Bah, je ne saurais pas choisir mes textes, m’avait-il répondu. Pourquoi ne ferais-tu pas le choix? avait-il aussitôt ajouté. Ensemble, nous avions donc travaillé sur son recueil, je lui avais fait retravailler une petite nouvelle utopiste — celle que, finalement écartée par nous du recueil, je voulais depuis longtemps reprendre dans YS — et écrire une longue et belle novella. L’éditrice, Elisabeth Gille, avait refusé que mon nom apparaisse dans le volume — à l’époque, ces choses-là (devenues courantes maintenant) « ne se faisaient pas ». Toujours généreux, Jean-Pierre m’avait donc payé de ses deniers et le recueil Roulette-mousse fut publié en 1987 chez Denoël, dans la collection « Présence du Futur » — sans mon nom mais qu’importe: je demeure très fier de mon premier livre « pro ».

#979

Le « David C. Code » est bouclé ou peu s’en faut. Incroyable bouquin. Tangerine Dream bip-bip dans la chaîne. Ubik, le scénario arrive mercredi matin. Rêvé cette nuit d’un autobus qui fondait dans une mer de néons. Goût fraise, les néons. Insomnie, ensuite.

#978

Et cette nuit? Eh bien, encore des tas de rêves idiots, mais pas trop cauchemardesques… Genre, je me rends chez les beaux-parents de mon coloc, qui habitent une très grande maison à l’étage de laquelle se trouve un vaste jardin. Ils ont un chat géant, un grand félin roux qui feule à notre approche et s’enfuit en bondissant souplement. La ville est partiellement en ruines, des arches partielles, du mortier qui s’effrite, les immeubles vus en coupe du grenier à la dernière cave. Je vole sous les arches, ce sont les pentes de la Croix-Rousse, les marronniers sont couverts de fleurs. Mon parrain l’archevêque vient me chercher en voiture monospace, son chauffeur est une femme, ils me conduisent à la fac car j’ai repris mes études et vais être en retard pour le cours d’histoire, que j’ai déjà loupé la semaine dernière. Mais la fac est comme un petit village sur la colline, au-dessus de la ville, tout y est très mal indiqué, des flèches peu indicatives. Par contre il y a un arrêt du métro, c’est bon à savoir.