Quelques fraises chaque jour. Beaucoup de thé. Le soleil et l’espoir de la pluie. Je lis peu, sans doute inhibé par mes travaux d’écriture. Un nouveau dico conseillé par mon excellent camarade Tarvel. Mon apprenti termine ce soir. Je me tiens sans hâte à mes 10 000 signes par jour. J’ignore encore comment se finira ce roman.

Archives de l’auteur : A.-F. Ruaud
#2694
Il y a vingt ans de cela, je remontais une grande artère piétonne à contre-sens de la foule en « liesse populaire », en compagnie d’un blond garçon qui à ma grande surprise venait de me draguer lors d’un après-midi entre amis non amateurs de balle au pied. Nous restâmes ensemble cinq mois, aux termes d’une sorte de contrat d’amour passager qu’il avait lui-même établi pour la durée de son séjour lyonnais. Cinq mois parmi les plus heureux de mon existence, alors tout de même, je ne suis pas vraiment opposé aux joies simples du pied-ballon.
#2693
« Un vol suraigu de martinets lacéra l’azur encore pâle (…) On eût dit le cri déchirant de la lumière. » (Michel Suffran)
#2692
« I never write about any place I haven’t been because I want to get the details right » Christopher Fowler
#2691
C’est une discipline, une contrainte que je n’arrive pas à m’imposer le reste de l’année malheureusement : écrire, tous les jours, un nombre minimum de signes. Dix mille signes au minimum, jamais moins, parfois plus. Ainsi le roman avance-t-il, et cela va avec une sorte de discipline mentale, une tension assez jubilatoire, je me plonge dans l’écriture, je m’y tiens, les fils de mon histoire ne cessent de se dérouler dans ma caboche, ça m’emplit la tête et la nuit précédente ça c’est même un peu glissé dans mes rêves. Nécessaire obsession pour écrivain qui n’a que l’été pour se concentrer. Allez, j’y retourne. Installé sur la table métallique de la terrasse, ombragé par le feuillage du piéris de la vieille voisine, qui déborde assez largement sur mon jardin, ciel bleu, un peu de vent, tout va bien, je répète, tout va bien.