#1013

Parfois, j’ai l’impression d’habiter au bord d’un port. De l’autre côté de l’immeuble cloturant la cour au fond de laquelle j’habite, résonne avec insistance le timbre des klaxons, nasillards comme les trompes des navires. Avec les travaux de la troisième ligne de tramway, nombreuses sont les occasions pour les camionneurs et automobilistes d’ainsi vociférer leur mécontentement. Sous le ciel gris, le vent souffle par bouffées presque océanes.

Aujourd’hui, je me sens bien. Le temps est doux, l’air qui coule par les fenêtres semble avoir une senteur de sable, au lointain jouent des enfants.

#1012

Suis en train de lire les différents articles qui vont constituer le Bibliothèque rouge sur Fantômas. Première fois qu’un volume de cette collection n’est pas, au moins en partie, de ma plume — je savoure cette lecture! C’est comme si soudain, un ouvrage que j’aurai (presque) pu écrire prenait jour sous mes yeux… Et ce, sur un sujet que je maîtrise fort peu, mais qui bien entendu m’intéresse. Jubilation: c’est qu’il écrit diantrement bien, mon ami Etienne Barillier.

Et ensuite n’aurai-je plus qu’à passer à la partie la plus formidablement agréable de la réalisation d’un volume de cette collection, de mon point de vue: la maquette. Chic!

#1011

C’est cool: je suis à l’heure dans tous mes boulots. Ce qui signifie que je n’ai qu’à écrire un article sur l’Angleterre des années 30, à faire encore 5 entrées pour le grodiko de Goimard and Co, à écrire un article pour le prochain Yellow Submarine, à réunir enfin et maquetter ledit Yellow Submarine, à faire la préface des Anges électriques, à maquetter le recueil de Bergeron, à maquetter le Fantômas, à entrer les corrections du Poirot, à finir le 4e Fiction, à me mettre sérieusement à deux traductions de romans, à mettre au propre une nouvelle et à la finir, à établir le plan d’un énorme essai, à débuter le synopsis d’un roman, à écrire un article pour Comix Club, à reprendre un scénar de BD, à en commencer un autre, à… aargh!

Je sais: vie sèche, trop exclusivement intellectuelle. Plaisante, pourtant.

#1010

Ouf: une grosse pluie d’orage.

En dépit des 30° dans l’appart, gros boulot aujourd’hui. Déblayage d’une partie des mails. Du courrier. Refait les docs pour mon diffuseur perdus par la Poste (youpi). Encore changée-corrigée-augmentée la maquette du Hercule Poirot, en attendant d’avoir le matos pour le Fantômas. Reçu le recueil de Thomas Burnett Swann dont j’ai « révisé et augmenté » la traduction, chez Folio-SF (La Forêt d’Envers-monde).