Au cas où cela intéresserait encore quelqu’un: j’ai débuté la mise en ligne d’une autre nouvelle « à suivre » sur Volage.
Archives de l’auteur : A.-F. Ruaud
#357
La rage find’annesque est presque achevée. Une fois encore j’ai survécu à cette période atroce, ridicule, douloureuse, pesante… J’en sors avec une douleur persistante dans l’épaule droite, un torticolis qui me taraude le cou, un poids dans la poitrine qui semble annoncer une bonne vieille angine, mais j’en sors.
Hum, allez André, cesse de geindre.
J’écris. J’écris bien & beaucoup, ces jours-ci. Car écrire est un refuge: contre le sordide ordinaire du centre commercial, contre la foule qui grignote l’énergie & l’attention, contre l’inculture & la mauvaise humeur de certains. Chaque midi je fonce à la bibliothèque (à deux pas de mon lieu de travail) afin d’y saisir à bras le corps un moment de calme, une respiration: j’écris alors, vite, vite, dans le carnet que je porte toujours sur moi. Parfois je mange, parfois je ne mange pas, mais toujours j’écris: assis à une longue table le long de la vitre, le nez devant la muraille du blockhaus mais la tête dans les lumières de ma fiction.
Car c’est ainsi que je ressens l’acte d’écrire: une lumière, un vent qui souffle, un air frais. Et j’essaye de regarder cette lumière, de capter ce vent, d’emplir mes poumons de cet air. Vite, vite, quelques lignes, quelques paragraphes: juste une heure, en fait moins car il faut compter les quelques minutes du trajet, celles de l’attente pour acheter un sandwich ou un petit pain. Une quarantaine de minutes où je glisse dans cet espace privilégié qu’est l’écriture. Comme au coeur d’un cyclone.
#356
Merry Christmas.
#355
Mon site perso vient d’être mis à jour (mes journaux de voyage sont maintenant en ligne jusqu’au dixième inclu). Et j’ai terminé d’écrire/mettre en ligne la première nouvelle de Volage. L’expérience n’est certainement pas tout à fait réussie: la structure typique du weblog (chronologie inversée) ne se prête sans doute pas exactement à une telle expérience de feuilleton littéraire. La fois prochaine, je tacherai d’introduire un renvoi de lien vers le paragraphe suivant, ce qui devrait faciliter la lecture.
#354
« J’aime Londres, beaucoup plus que la campagne anglaise; oui, j’adore Londres, c’est une masse, un ensemble, et c’est si simple. Puis, dans Londres, par-dessus tout, ce que j’aime, c’est la brume. Comment les peintres anglais du XIXe ont-ils pu peindre les maisons brique par brique? Ces gens ont peint les briques qu’ils ne voyaient pas, qu’ils ne pouvaient pas voir! »
Claude Monet, dans une lettre datée du 28 novembre 1918.