#323

*bâille*

Si mon jeune camarade Olivier a déjà eu le courage de donner son propre point de vue (ce qu’il a joliment intitulé un « British Counterpoint ») sur la première journée de notre voyage en commun à Paris & Londres, pour ma part je n’en éprouve pas encore le besoin & n’en ai pas l’énergie présentement.

Je laisse infuser en moi ces intenses moments esthétiques, ces découvertes & redécouvertes. Placé sous le signe du paysage (pictural aussi bien que naturel), ce voyage fut kilométriquement épuisant & demande bien deux petites journées de farniente afin d’en résorber/cogiter toutes les résonnances.

Sous un ciel dont le gris vaut bien celui de Londres, je coule donc un week-end de lecture paisible. Qui, histoire de ne pas se sevrer trop vite de l’ambiance anglaise, débuta par l’improvisation d’un English breakfast (enfin, plus un brunch qu’un breakfast, vu l’heure qu’il était). Nouvelles de-ci de-là, romans de Michael Kurland à propos du Professeur Moriarty (le double de Sherlock Holmes), exploration paresseuse des bouquins rapportés (en petit nombre pour une fois). Et musique bien sûr — une semaine sans musique, c’est déjà presque trop.

Et comme un plaisir ne vient jamais seul, mon éditrice m’a envoyé la couverture de mon prochain bouquin, Le Dictionnaire féerique — et c’est superbe! Je suis aux anges.

#322

De retour d’une semaine de séjour à Paris (une journée au musée d’Orsay) & à Londres (la ville de mes rêves). Une semaine de bonheur, dense, intense, instructif, esthétique, urbain, contemplatif, amical… Et serein je suis de nouveau, pour le moment. Nul doute que mon boulot de fou (je parle de la librairie la plus speed à l’ouest du Mont Oural) se chargera sans trop tarder de me remettre la pression, mais pour l’heure je savoure sans réserve le calme intérieur retrouvé.

Encore une journée de repos avant le retour au blockhaus commercial. Peut-être trouverai-je demain l’énergie, l’envie, de commencer à mettre au propre mes notes & impressions.

En attendant: je suis fier & heureux de faire une émule de plus à la pratique du weblog, en la personne de ma camarade & néanmoins documentaliste Lily. Fleur de Citron est le titre de ce nouveau weblog, qui débute sous les auspices d’une belle rêverie urbaine — c’est si bien qu’on dirait du moi! ;-D

#321

Un rêve nippon

J’étais au japon, afin d’entrer en héritage d’un appartement qu’on me léguait, un duplex biscornu juché tout en haut d’une très grande & haute maison, dans une petite ville d’une région particulièrement montagneuse du pays.

Pour fêter ça, j’avais invité quelques copains — je me souviens qu’étaient là mon webmaster Gizmo, mon copine grenobloise Martine Loncan, ainsi que les bordelais Patrick Marcel & Laurent Queyssi. Il y avait également parmi mes invités un mangaka (dessinateur de bédé), et les membres de la famille qui habitait les premiers étages de la maison (dont de nombreux enfants & ados, portant tous un bandana bleu)… Nous descendions à la petite gare du bled pour prendre le train, direction « Sud », en bas de la montagne la plage…

#320

Je n’ai pas encore lu le nouveau Iain Sinclair — London Orbital: A Walk Around the M25 — mais je l’ai déjà acheté (je l’avais commandé d’avance!) et ce semble encore être une belle cinglerie sur l’exploration de Londres… Miam! 🙂

En attendant, une petite chronique dans le Telegraph: Walking in circles

Iain Sinclair is a heavy-duty version of Peter Ackroyd, a London visionary and crackling prose writer who veers between cheerful satire and apocalyptic horror. His books take the form of extended excursions through London’s more obscure backstreets (most notably in Lights Out for the Territory, and the novels White Chapell, Scarlet Tracings and Downriver) tracing history, following poetic footsteps, noting curious resonances. […] Here, Sinclair’s object is to circumnavigate, on foot, the M25, to discover if it is the « conceptual ha-ha [that marks] the boundary of whatever could be called London. (from Douze Lunes)

#319

Lu les douze fascicules du comics de JMS, Midnight Nation. Enfin, j’avais déjà lu les trois ou quatre premiers, il y a un moment, mais comme d’habitude j’avais laissé traîner le reste… Pour grand amateur que je sois de bédés, le fait d’en vendre/d’en voir toute la sainte journée ne me donne peut-être pas trop d’appétit, le soir lorsque je rentre chez moi, pour en lire… Pas un dégoût, mais une certaine forme de lassitude, disons.

Il est donc fréquent que je ne lise qu’avec un grand retard les quelques comics que j’achète.

Lu Midnight Nation, donc. Et c’est bien prenant, un scénario de fantasy urbaine à la Clive Barker ou Charles de Lint. Avec en sus cette métaphysique qu’aime JMS — mais ça n’est pas plus pesant que dans Babylon 5, heureusement. All in all, a good read.

Ah oui, et puis lu aussi La Vraie vie de Larcenet, sur scénar de Ferri: très amusant, et graphiquement un régal, ces gags sur les mésaventures de Larcenet s’installant à la cambrousse… Pas mal de trouvailles originales dans la mise en page, et un décalage constant du ton, de l’humour: chic!