#273

Fini de lire Nothing Gold Can Stay. Un petit polar très sympa, par un jeune écrivain américain nommé Casey Nelson.

Ce bouquin parvient à être tout à la fois un roman policier à énigme, un « roman de campus » (l’intrigue se déroule dans & autour d’un groupe d’étudiants internationaux à une université d’été de théâtre) et un roman gay (jolie histoire d’amour des deux protagonistes principaux). Et un roman sur Londres!

Comment pouvais-je résister? J’ai bien fait de ne pas: lecture vraiment très agréable. On sent tout de même que c’est un premier roman — manque un peu d’épaisseur, il aurait gagné à ce que les différents personnages soient un chouia plus développés — on s’attache déjà à eux, et il aurait été chouette que l’auteur sache leur donner encore un peu plus de « corps », comme par exemple dans Tam Lin de Pamela Dean.

Sinon, j’ai également lu un bouquin dont l’éthique m’interdit de rendre compte ici en détails — un manuscrit lu pour Gallimard Jeunesse. Je peux tout de même dire que j’en ai bavé, pour lire cette daube. L’horreur complète: grosses ficelles du jeu de rôle, persos ridiculement clichés, intrigue élimée… Pas mal écrit, juste intellectuellement médiocre. J’aurai bien mérité mon salaire, cette fois.

#272

Doux dimanche. Premier jour d’une petite semaine de vacances. J’écris (ajouts au Dico féerique), je maquette (Yellow Submarine sur les E.T., enfin!). En sirotant un pastis léger-léger, et en écoutant gronder le ciel.

Bel orage. Trombes d’eau, grosse grêle, tout ce qu’il faut. M’en fous: on respire.

#271

« What shall I do? » repeated Coraline. « Draw something, » Her mother passed her a sheet of paper and a ballpoint pen. Coraline tried drawing the mist. After ten minutes of drawing she still had a white sheet of paper with M I S T written on it on one corner in slightly wiggly letters. She grunted and passed it to her mother. « Mm. very modern, dear, » said Coraline’s mother.

Je disais il y a deux jours que j’attendais le nouveau Gaiman, Coraline. Il est arrivé, et je l’ai lu. Mais ne sais qu’en dire. Si, si: il est excellent! Ce n’est pas cela. Juste que je ne sais trop comment parler de ce qui est finalement un petit « roman pour ado » assez simple, du fantastique par moment marrant (le passage ci-dessus cité m’a fait éclater de rire) & par moment un peu effrayant. Le thème n’est pas absolument neuf, mais traité de manière attrayante, prenante, et coloré d’agréable manière par les connaissances de Gaiman en matière de féerie/magie… Je l’ai lu d’une traite! Il n’y a pas, il sait écrire, m’sieur Gaiman.

Bon, j’en ai déjà dit pas mal pour un livre sur lequel je ne sais pas quoi dire, hein? 😉

Ah si, encore: il m’a rappelé, ton & style, The Thief of Always (Le Voleur d’éternité) de Clive Barker. Même talent.

#270

Ouf!

Terminer d’écrire un bouquin est une action qui s’accompagne toujours, pour moi, d’un profond sentiment de contentement, presque de plénitude. J’ai achevé aujourd’hui mon boulot sur Le Dictionnaire Féerique – Petite encyclopédie des peuples & créatures surnaturelles & magiques du folklore & de la mythologie mondiale.

Oh, il restera forcément quelques menus détails à rectifier, des remords, des ajouts — mais le principal est fait. Y compris la préface par mon éditrice (très beau texte je trouve). Reste le meilleur, somme toute: la correction des épreuves. J’adore ça!

Le livre sortira en novembre chez L’Oxymore.