#2672

Je ne sais pour ce soir, le temps étant un peu couvert (j’ai même été réveillé ce matin par une petite pluie, quel bonheur) mais hier soir déjà, la lune était rousse, vraiment rousse, lorsque je suis sorti me promener pour cogiter en marchant à la suite de mon roman. Sur le fond d’un bleu profond du ciel pas encore crépusculaire, cette lune très nette paraissait particulièrement grande, c’était frappant.

#2671

Quelle idée que d’aller faire des courses et déjeuner en centre-ville avec un copain éditeur, en plein jour le plus chaud jusqu’à présent. Ouch. Enfin, du coup il m’a donné des livres, justement j’en manquais. Oui, entre éditeurs on se donne des livres, curieux hein ? (Et la photo c’est juste en passant, curieux et amusant)

#2695

Quelques fraises chaque jour. Beaucoup de thé. Le soleil et l’espoir de la pluie. Je lis peu, sans doute inhibé par mes travaux d’écriture. Un nouveau dico conseillé par mon excellent camarade Tarvel. Mon apprenti termine ce soir. Je me tiens sans hâte à mes 10 000 signes par jour. J’ignore encore comment se finira ce roman.

#2694

Il y a vingt ans de cela, je remontais une grande artère piétonne à contre-sens de la foule en « liesse populaire », en compagnie d’un blond garçon qui à ma grande surprise venait de me draguer lors d’un après-midi entre amis non amateurs de balle au pied. Nous restâmes ensemble cinq mois, aux termes d’une sorte de contrat d’amour passager qu’il avait lui-même établi pour la durée de son séjour lyonnais. Cinq mois parmi les plus heureux de mon existence, alors tout de même, je ne suis pas vraiment opposé aux joies simples du pied-ballon.