… et ce soir j’écoute tonner l’orage, dans la pénombre confortable de ce cocon tissé d’obsessions qu’est ma bibliothèque. Et de repenser à cette vieille dame croisée en revenant de ma brève excursion à la manifestation de mardi. La jupe plissée noire longue jusqu’aux chevilles, les escarpins noirs, le gilet anthracite boutonné jusqu’en haut, et le bonnet d´astrakan également noir. Ce visage blême, les membres menus, la démarche lente, bien droite et le regard songeur. Intemporelle : les vieilles dames ne lui ressemblent-elles pas toutes, depuis au moins l’époque victorienne ?
Archives de catégorie : journal
#5179
#5178
#5175
Bordeaux insouciant ? Devant moi dans le bus une jeune femme au téléphone parle lissage brésilien et soin des cheveux au botox. Place de la Victoire je croise trois personnes allant en différent sens avec planche à voile sous le bras, et un grand gars avec un surf. Au jardin botanique de robustes bambous invitent à l’exotisme.
#5168
Ces petites maisons basses qui s’alignent le long des rues bordelaises, et en proche banlieue, elles peuvent sembler inhabituelles à ceux qui ne sont pas d’ici : on les nomment des « échoppes », leur façade est en pierre et cet habitat populaire fut érigé entre 1840 et 1940 — l’échoppe où j’habite étant tardive, donc un peu plus haute de plafonds. J’avais toujours rêvé d’en louer une — et c’est maintenant le cas depuis 9 ans. Oui, 9 années déjà de douceur bordelaise, joli anniversaire. Et ce matin, sortant de Bordeaux un moment, j’ai été faire un petit tour hivernal de Champignac, la propriété où je vais les week-ends d’été, toujours aussi belle. Il y a maintenant un véritable troupeau de chevreuils : nous en avons vu six !


