#2349

L’ayant trouvé en soldes chez Mollat, je lis un essai de Peter Ackroyd : The History of England volume 1 Foundation. It makes for a fascinating read. Et pour le moment, jamais très loin de la fantasy : Vortigern, Cymbeline, Boadicea, ont existé ; hum, Arthur c’est moins certain. Et les royaumes de Rheged et Gogoddin ne semblent-t-ils pas appartenir à une toponymie de fantasy ?

#2348

Dernières lectures. Pas mal de BD ces temps-ci, pour rattraper un peu mon retard. Et quelques polars gay – un que j’estime relever du mauvais manuscrit pas édité (Anthony Bidulka), un objectivement bon mais trop noir pour mes goûts (Mark Richard Zubro) et un amusant, bien écrit, aux personnages bien développés et au concept plutôt original, en dépit du pseudo légèrement ridicule de l’auteur (Dorien Grey, premier d’une série sur un détective gay hanté par un fantôme). Et puis surtout, prenant la majeure partie de mon temps de lecture en ce moment : des manuscrits des auteurs à moi que j’ai. Je suis plongé dans le superbe deuxième volume de la série de Stefan Platteau (que l’on sort en mai), je jubile sur le deuxième de Nicolas Le Breton (que l’on sort en juin), j’ai beaucoup aimé l’atmosphère et l’originalité du Mathieu Rivero que nous sortons en fin d’année et du Eva Simonin (nouvelle autrice) qui sera pour l’an prochain. Ces deux-là sont dans la catégorie « young adult », celui de Mathieu est le premier volet d’une fantasy urbaine sur la magie des songes, c’est ensoleillé et bien campé ; celui d’Eva est très zelaznyen comme univers ; je suis encore sous le charme des deux, je dois dire. Et je ne cesse de me réjouir du fait que, de nos jours, les auteurs francophones n’ont tout simplement rien à envier aux auteurs anglo-saxons, le temps est loin de la domination américaine des littératures de l’imaginaire.

#2346

L’esprit joue des tours étranges. Hier soir, me sentant particulièrement fatigué, je monte péniblement me coucher, j’éteins et… je pense à un truc très triste, auquel je n’avais aucune raison de penser! Bon, rapidement j’ai rallumé, repris un Rex Stout et lu une vingtaine de minutes, le temps que cette humeur fâcheuse s’apaise. Et j’ai très bien dormi, merci m’sieur Stout.

Dernières lectures, donc : Where There’s a Will et Not Quite Dead Enough de Rex Stout, deux Nero Wolfe encore ; le deuxième se déroulant durant la guerre, alors qu’Archie est un major de l’armée américaine. Souvenirs de lectures de jeunesse, toujours. Et puis tout de même un roman récent : Sorcerer to the Crown de Zen Cho, une jeune autrice malaisienne qui publie en Angleterre. Il s’agit d’une fantasy « régence », quelque part entre les romans épistolaires de Wrede & Stevermer et les steampunkeries de Gail Carriger, avec un brin d’influence sans doute de Susanna Clarke – donc léger, amusant, inventif, très distrayant.

#2344

« The more you put in a brain, the more it will hold — if you have one. » (Nero Wolfe)

Dernières lectures. Je lis tant et tant que relire fait partie de mes « stratégie » de boulimie. Ça tombe bien, je n’ai pas une très bonne mémoire pour les détails des intrigues. Ainsi, en dépit d’une « PàL » fort haute, me suis-je replongé ces derniers temps dans les enquêtes de Nero Wolfe, l’homme aux orchidées, de Rex Stout. Il s’agit de polars américains des années 40 à 60, grosso-modo, que j’adore depuis… toujours ou presque : c’est mon grand-père qui les achetait en trad chez Fayard, cela fait donc partie de mes lectures d’adolescence. Et je n’ai guère cessé depuis — quoique j’ai vérifié, l’essai que j’ai consacré à la série (Les Nombreuses vies de Nero Wolfe, en « Bibliothèque rouge » chez les Moutons électriques, écrit avec pas mal d’aide des sieurs Baudou & Mauméjean) date de 2008 et je n’avais pas replongé dans les Rex Stout depuis cette époque ; huit ans déjà. Oh, je ne sais pas si je vais faire le coup des Maigret l’an dernier (j’avais tout relu), m’enfin je me sens bien de relire en tout cas les romans principaux, les plus marquants : c’est déjà le cas de Too Many Women, Where There’s a Will, Even in the Best Families et The Second Confession. Là je suis plongé dans Might as Well Be Dead, l’enquête où l’un des freelances de Wolfe, Johhny Keems, se fait tuer. Que dire ? Ce type de (re) lectures c’est comme des pantoufles, on s’y glisse avec délice et confort. Je redécouvre la roublardise de Stout, sa manière si personnelle de fondre les veines hardboiled et classique du polar, la rudesse de son New York et de la société américaine (par comparaison aux « vieux Anglais » auxquels je suis plus habitué), l’étonnant caractère vintage de ce qui est mis en scène, l’amusement des jeux entre protagonistes… et je jubile. Je n’ai jamais compris pourquoi Rex Stout ne bénéficie pas en France d’une plus forte réputation, alors qu’il a été édité et réédité constamment.

#2342

La vie est étrange et n’a aucun sens. Je dévore avec passion le deuxième volume de la Véritable histoire de Spirou, acquis ce matin, et l’on y évoque l’écureuil domestique d’André Franquin, qui se nommait Rousty. Continuant aussi à relire quelques-unes de mes favorites parmi les enquêtes de Nero Wolfe par Rex Stout, j’ouvre une réédition de 1955 en Penguin vert de Over My Dead Body… et je découvre que le précédent propriétaire y avait inscrit son nom : A. Rousty.