#2289

Braderie, suite : quelques trouvailles. Le Pierre Probst (Fanfan et la péniche) m’a particulièrement amusé, car je viens d’écrire un article sur un canal de Londres et d’effectuer quelques recherches sur le thème de la littérature enfantine & les péniches…

#2288

Braderie, la suite — la « Red Deff Con I » battant son plein : Jean-Luc Buard, Philippe Caille, Jeam Tag & Joseph Altairac, Philippe posant avec un collector ultime, le rituel du remplissage du coffre de Jean-Luc, sous l’oeil hilare de Jean-François Eude, et de Tag et Christine Luce et Joseph, Tag et Fabrice Debaque lors du repas du samedi, Fred Blayo juste avant son numéro de méchant-de-James-Bond et Christine… Et il faudrait encore évoquer les (délicieuses, que dis-je, formidables) moules-frites, bien entendu incontournables ; les brocantes tout le long des rues ; le marais tennis ; les décapités dans leur crypte ; le chien des Baskerville ; et autres merveilles typiquement nordistes…

#2287

Retour de la Braderie de Lille, les pieds usés, la tête lourde, épuisé d’avoir tant marché et si peu dormi, mais que c’était bien! Merci mes amis. Je n’avais plus fait cela depuis une douzaine d’années, quelle erreur. Heureux de constater que cet immense déballement est toujours égal à lui-même, avec de très rares perles au sein du flot bric-à-bracadabrantesque. Ah, que l’humanité a mauvais goût, c’est sublime.

#2286

Changement de braquet: niveau lectures, après quelques semaines à lire exclusivement de l’anglais, je repasse au français, avec une délectation certaine. Pouvoir passer ainsi d’une langue à une autre est un « luxe » que j’apprécie. Donc, je poursuis et savoure (sur la liseuse)  la lecture du prochain Jaworski (eh oui !), et j’entame (sur papier) une relecture à laquelle je songeais depuis un moment, celle des polars de Michel Suffran, le grand écrivain bordelais, les « Sébastien Lechat ». Fictions fluides, captivantes, langues riches, ombreuses, liquides, enivrantes — des lectures fort gouleyantes. Je me suis retrouvé à lire jusqu’à vraiment fort tard cette nuit, et il faut bien avouer qu’en cette fin d’été je me sens quelque peu fondu, fourbu, lessivé, choisissez votre métaphore ; les neurones éparpillés par la mort de Roland et grillés par la récente canicule — j’ai donc du mal à me concentrer pour écrire, le roman est au point mort, je n’ai encore fait qu’une poignée de paragraphes de mon papier sur le Londres fifties. Escapade lilloise ce week-end avec de vieux amis, à la Braderie et en mémoire de Roland, justement. J’espère que ça me remettra un peu les idées et les émotions d’aplomb.

#2285

Un ami vient de me faire miroiter la possibilité de, peut-être, pouvoir me prêter un appartement à Londres en fin d’année. Voilà qui, faut-il le préciser? me plairait bien (euphémisme). Vivre un moment Londres au quotidien, sans être à l’hôtel, cela m’intéresserait même beaucoup — en renouvelant fort à propos mon expérience de Londres. Car si je prend grand plaisir à rédiger une série d’articles historiques pour Londres, une physionomie, et si j’étais ma foi assez ému de recevoir lundi matin les feuilles de tirage (pages imprimées mais non collées) de Hercule Poirot, une vie, j’ai l’impression, que dis-je: la certitude, de passer vis-à-vis de ma passion pour Londres un véritable cap. Ces ouvrages concrétisent en effet de longues années de passion et, ce faisant, les clôturent en quelque sorte. Bien entendu, je reviendrai encore un peu au sujet — un autre Bibliothèque rouge autour de Jack l’Éventreur est déjà prévu, le premier étant quasi épuisé —, mais j’éprouve tout de même, en ce moment, un sentiment d’achèvement, de but atteint.

Feuilleter notre bio de Poirot (co-écrite avec Xavier Mauméjean, d’où le « notre »: écrire à quatre mains est un exercice d’une grande richesse) m’a d’ailleurs évoqué un sentiment étrange, celui en particulier d’une incrédulité, genre « on a écrit tout ça ? »… Et puis, je sais que pour retourner à Londres, il faudrait que ce soit dans de nouvelles conditions, et/ou avec de nouvelles personnes. Pour renouveler mon regard, changer de chemins. En cela, l’invitation de Simon & Gwenn a les rejoindre et leur servir de guide, à la fin de leur voyage à la poursuite de Dracula, constitua bien un tel renouvellement, puisqu’ils me firent aller dans des lieux que je ne connaissais que peu ou pas, sur les collines d’Hampstead. J’aspire à pousser un peu plus loin ce renouvellement.