#2249

J’ai le net sentiment de moins m’épancher sur cette page, oui, je sais, honte à moi et tout ça. Mais franchement, entre la « nouvelle interface » de Blogger qui est juste toute pourrie (tout le monde glisse « juste » dans ces phrases, en ce moment) et me gâche donc passablement l’envie d’écrire, et le fait que je n’arrête pas une seconde… Hier par exemple fut un de ces jours infernaux où, alors que vous savez déjà que vous devez préparer trois dossiers de demande de subvention (dont un qui n’était pas prévu mais si, allez-y vite on va le faire passer) et relire un ouvrage entier, une bagatelle, un auteur vous demande d’urgence de lire et valider deux textes déjà lus et relus, le nouveau diffuseur veut la liste détaillée point par point de tous les ouvrages des Moutons électriques encore en exploitation en librairies (il y en a 84, découvre-je), où il faut relancer des auteurs pour obtenir les textes de 4e de couv parce que justement il faut faire ce week-end les fiches d’enregistrement diffusion, où le gérant vous envoie deux tonnes de chiffres et statistiques, où une dame sonne à la porte pour récupérer un manuscrit qu’on n’a jamais sollicité, où il faut facturer le mois de mai à l’ancien distributeur, où ce dernier vous expédie une de ces charmantes circulaires para-militaires dont il a désormais le secret (mais j’m’en fous), où la factrice sonne pour avoir une signature sur un bête courrier d’un vendeur suisse d’abonnements bibliothèques, où… enfin quoi, c’est un peu argh, quoi. Ah et n’oublions pas l’éditrice qui vous annonce tranquillement qu’elle a foutu à la poubelle deux de vos textes sans vous prévenir et sans concertation, mais qu’il faut relire tout le PDF de l’ouvrage là maintenant. Monde je te hais juste un peu, parfois, parce que je suis taquin.

J’aime bien l’expression de mon camarade Nikolavitch…
« Janséniste-punk ».

#2248

Je viens de « bloquer » la mise en page de Hercule Poirot une vie, et l’ouvrage fera donc 416 pages. Un tout petit peu moins que notre Sherlock Holmes une vie, mais ce n’est quand même pas mal… Avec comme dans Arsène Lupin une vie, deux cahiers d’iconographie sur papier couché, de 16 pages chacun. Parution octobre, c’est le troisième volume de la Bibliothèque rouge relookée & (profondément) réécrite et il s’agit d’une nouvelle collaboration avec Xavier Mauméjean, le sage de Valenciennes.

Et en parlant de Holmes, on trouve > ici < à écouter mes propos sur Conan Doyle & Sherlock Holmes, en préambule de la Comédie du Livre de Montpellier, c’était le 3 avril dernier.

#2247

Euphorique d’avoir terminé la bio d’Hercule Poirot, hier soir je me suis rendu à un petit concert de folk, et ce fut un joli moment de grâce et de convivialité, avec la chanteuse Sylvie Berger dite la Bergère et l’accordéoniste Emmanuel Pariselle. Merci à eux.

(et mon camarade Olivier insiste pour que je dise qu’on se fait la bise, avec Sylvie)

#2246

C’est ce que l’on appelle une édition augmentée et réécrite: la première bio d’Hercule Poirot que j’avais fait avec le professeur Mauméjean (parue fin 2006 et promptement épuisée) pesait 245 000 signes. La nouvelle, que nous achevons cette semaine, pèse plus de 600 000 signes. We aim to please, sir.

#2245

Une après-midi fort agréable, à interviewer en compagnie de Raphaël Colson une vieille dame de 90 ans d’une verdeur épatante : madame Monique Groc Chateau. Fille cadette de l’écrivain populaire Léon Groc, elle nous a raconté des anecdotes de la vie de son père, de celle de son mari le critique théâtral Gilbert Chateau, et de la sienne bien sûr — elle-même écrivit trois fascicules de la collection « Patrie – sois un homme » chez Rouff, sous le pseudonyme de Jean Villeneuve, gageons que les spécialistes du roman populaire l’ignoraient !