Je sais, je sais, je cause pas beaucoup. Eh, pour une fois que je n’ai pas des tonnes de trucs à dire… J’ai passé pas mal de temps à relire et annoter le manuscrit de Super-héros! par Jean-Marc Lainé, un Bibliothèque des miroirs qui sort en octobre prochain (couv par Sébastien Hayez) ; et à rentrer les corrections dans le roman Wastburg de Cédric Ferrand (qui file chez l’imprimeur le 1er juillet, en compagnie du deuxième recueil de Tim Rey et de la réimp du gros essai sur Miyazaki). Les tâches éditoriales habituelles, quoi. Plus quelques brainstorms aussi excitants que fructueux pour l’avenir des Moutons électriques. Du coup, j’avais commencé un très beau roman post-Harry Potter, The Magicians de Lev Grossman, mais ça fait plusieurs jours que je n’y ai plus mis le nez. Et niveau bédé, je n’ai lu que la (délicieuse) première reliure des King Aroo de Jack Kent, du comic strip rigolo comme j’aime. Télé? Toujours du britannique de première qualité: les nouvelles séries policières Case Sensitive, Scott & Bailey et Case Histories (cette dernière d’après les formidables polars de Kate Atkinson), et la série fantastique Marchlands. Sont forts ces Anglais.
#2046
Difficile de parler de mes lectures actuelles, pour l’essentiel constituées de vieilles choses absolument introuvables, lues ou relues pour ma doc sur Arsène Lupin, pour les anthologies en préparation sur les détectives de l’étrange et les détectives victoriens, ou bien encore pour préparer d’autres futures publications de la Bibliothèque voltaïque. Au sein de tout cela, j’ai cependant relu aussi du plus récent: un chef-d’oeuvre du grand Franquin, QRN sur Bretzelburg — bonheur toujours renouvelé que celui de la lecture de « Spirou et Fantasio » du maître. Dans la version intégrale, bien sûr. Gros regret d’ailleurs de n’avoir pas eu les moyens, à l’époque, d’acheter l’édition très grand format et avec crayonnés. Et puis un roman, The Land of Laughs de Jonathan Carroll (Le Pays du fou-rire). Captivant, grinçant, merveilleux, tellement original.
#2045
J’aime: « Quentin was thin and tall, though he habitually hunched his shoulders in a vain attempt to brace himself against whatever blow was coming from the heavens, and which wpuld logically hit the tall people first. » (Lev Grossman)
#2044
#2043
Il y a quelques semaines, Xavier Mauméjean me conseillait de regarder une vieille série anglaise: Department S. J’en avais donc regardé quelques épisodes, avec grand plaisir — et je suis maintenant lancé dans le visionnage de la totale. C’est le bonheur: imaginez-vous découvrir soudain des épisodes de Chapeau melon et bottes de cuir de la grande époque, dont vous ignoriez l’existence. C’est exactement l’effet que cela me fait — et pour moi il s’agit d’un compliment immense, étant donné mon amour immodéré de l’univers de John Steed et Cie. Tout dans Department S est absolument délicieux: la beauté et l’élégance de l’héroïne, la décadente extravagance de Jason King, la désuétude esthétique de tous les designs (fan de déco 50-60, j’ai l’oeil aux aguets pour le moindre abat-jour ou le moindre fauteuil), les clins d’oeils à la littérature populaire, ceux à l’homosexualité (que l’on trouvait aussi dans les Agents très spéciaux — aaah, Illya Kuryakine…), la subtilité de l’inversion des rapports dans l’équipe (les deux héros sont complètement incompétents, la fille résout presque tout depuis Auntie, son ordinateur, et leur boss est un black), la beauté du générique et de son thème (l’un des plus beaux du genre), l’astuce captivante de chaque accroche d’épisode, la diversité des intrigues… Merci professeur X!
