#1659

Vu le dernier Woody Allen, Whatever Works, drôle, outré et tordu à souhait (deux personnes ont quitté la salle pendant le film). Lu le dernier David Lodge, Deaf Sentence, intrigue d’apparence banale et un peu chiante mais finalement drôle et touchante. Suis en train de lire le dernier Jeffrey Ford, The Shadow Year, je ne sais toujours pas où il nous emmène mais c’est superbe, bizarre et inventif, sur l’imaginaire adolescent. Vu à la fil tous les films sur Harry Potter (je n’avais vu que le deuxième), les deux premiers sont un peu maladroits, ensuite ça devient très beau, mais avec des défauts de montage assez stupéfiants tout de même. Lu The White Goddess de Robert Graves, pas tout compris mais fasciné, j’y reviendrai forcément, la pensée magique est un sujet qui m’intrigue beaucoup.

#1657

Je parles assez peu de musique sur cette page — mais la musique constitue pourtant un élément important de ma vie. Pas un domaine dans lequel je suis investit créativement, je ne suis absolument pas musicien, mais un domaine où je suis purement… peut-on dire « contemplatif », pour de la musique? En tout cas, j’écoute, je complète mes collections, j’échange avec la seule personne que je connaisse qui partage mes goûts en la matière… Et parfois, je vais à des concerts. Le problème, c’est que ce qui m’attire le plus en musique, c’est le jazz-rock: vraiment pas un musique de djeun’s, exactement l’inverse, même. Samedi soir, je me trouvais donc à un double concert hommage à un vieux génie récemment disparu, le bassiste Hugh Hopper.

Première partie très belle et touchante, par Sophia Domancich, Simon Goubert, un excellent sax que je ne connaissais pas (Boris Blanchet), et… John Greaves à la basse à la place de son ami Hugh Hopper, John Greaves qui n’avait certainement plus tenu une basse durant tout un concert depuis des lustres. Superbe.

Deuxième partie plus froide et tonitruante, pas les mêmes effets, par une troupe menée par Jean-Rémy Guédon, avec entre autres Serge Adam à la trompette, un très jeune bassiste remarquable et bâtit comme un bucheron, et Didier Malherbe en invité surprise. De très beaux passages où l’ambiance douce du jazz de Canterbury était admirablement rendue, et puis d’autres plus jazz classique où ils perdaient un peu de vue les thèmes, mais tout cela était fort, émouvant — et puis, qui jouera encore cette musique, maintenant que Pip Pyle, Elton Dean et Hugh Hopper sont partis?

#1656

Sans doute est-il temps que j’aille prendre un peu d’air — fut-ce celui de Paris, où je monte pour le week-end. Je me sens lourd, ces temps-ci, et j’avance trop lentement à mon goût sur Harry comme sur Kirby. Deux jours parisiens, alors, samedi pour le concert en hommage à Hugh Hopper, et puis dimanche j’irai dire bonjour à mon camarade Ugo, en dédicace à la librairie Scylla. Deux rendez-vous boulot aussi, quand même. En attendant, j’ai posté aujourd’hui les exemplaires souscripteurs et auteurs de Glissements, la petite anthologie du sixième été des Moutons électriques. Retard d’une bonne semaine, suite à une erreur du transporteur — les trois colis ne sont arrivés que ce midi, après réclamation de ma part. Elle est jolie, cette antho. Exactement comme je la voulais, notamment grâce à la belle créa de Seb Hayez en couverture. Et grâce à la gentillesse des auteurs concernés (Mauméjean, Daylon, Hugues, Mucchielli, Henry, Rey, Crowley, Morgan et Lehman).

#1655

Oué ! Christine Albanel est virée. Voilà un remaniement qui me fait plaisir. Aucun avis sur Frédéric Mitterrand, mais il n’aura guère d’efforts à prodiguer pour être plus sympathique, et maîtrisera certainement beaucoup moins bien la langue de bois.

Et pendant ce temps, Hadopi avance à grands pas, avec une nouvelles batterie de mesures judiciaires répressives encore plus iniques…