#1183

Regardé hier soir un DVD trouvé pour presque rien l’autre jour, un dessin animé de Bob Morane. Eh, mais c’est que c’est excellent! J’avais déjà vu un épisode dans le temps, je savais donc que le « character design » est très intéressant (tout en lignes abruptes), mais en plus le scénario (ici un affrontement avec l’Ombre Jaune) se tient tout à fait, j’y ai retrouvé l’esprit des romans que je lisais étant ado. Quant à l’animation, elle est fluide, sans erreurs particulières (lorsque l’aile d’un avion prend un choc, la marque du choc reste sur les autres plans, par exemple). Très plaisant.

Et tant que j’y étais, également regardé un bout d’un autre DVD pris l’autre jour en échange chez Gibert: une compil de classiques de chez Hanna-Barbera. J’ai regardé le « Jetson ». Jamais je n’avais revu cela depuis mon enfance: c’est très amusant, le design est génialement rétro-futuriste, fifties en diable. Considérée de nos jours, cette esthétique a ma foi bien vieillie: elle était à ce point exagérée que tout les « Jetson » en prennent un aspect fascinant.

#1182

C’est la période des rêves absurdes: cette nuit, je travaillais au ministère de la culture, au service d’une ministre qui n’était autre que la redoutable Hariet Jones (la Première ministre dans les « Doctor Who » actuels). Ensuite j’avais deux colocataires, des jumeaux — qui étaient l’un des acteurs de la série « Veronica Mars » et qui, les crapules, essayaient de faire croire à la police que je trafiquais des armes, afin de récupérer mon appartement. Je dois trop regarder la télé.

#1181

Rêvé que j’étais copain avec Boy George (un beau garçon très brun, dans le civil, et un peu râleur) et que nous animions un défilé… de double-decker bus rouges, sur un large pont près de St-Brévin. Réveillé avec « Sister » d’Antony & The Johnson en tête…

#1180

Et encore une autre conférence. Mais cette fois, à la bibliothèque près de chez moi. Le plasticien Jean-Marc Scanreigh, père d’un de mes meilleurs amis, parla de Picasso — artiste que je n’aime pas particulièrement. Mais avec une approche fraîche et originale: ainsi qu’il nous l’a expliqué après la fin de la conférence, en tant qu’artiste lui-même il trouve qu’à force d’études des oeuvres, celles-ci tendent à se désincarner. Lui au contraire défend la position biographiste (souvent décriée), comme méthode pour ré-incarner une oeuvre, lui redonner de la chair, la présence de l’homme qui était derrière la création. Et cette approche volontairement modeste prend un ton primesautier autant qu’un angle insolite: l’évocation de Picasso dans Paris-Match de 1949 à 1973! Ainsi que ses rapports avec la presse communiste. Le résultat fut plein d’humour, de tendre irrespect, d’érudition et de passion.

#1179

Hier soir, autre conférence, toujours aux Chartreux, cité scolaire catholique ô combien dynamique culturellement parlant. Le sujet était lui-même éminemment catholique, puisqu’il s’agissait d’une évocation de la vie de Pauline Jaricot, une sainte lyonnaise — ni béatifiée ni sanctifiée, ce qui fit l’objet ensuite d’un débat de spécialistes assez hallucinant de mon point de vue de mécréant. Là encore, c’est la qualité du conférencier qui m’attira en dépit d’un sujet très pointu et en dehors de mes références… Et Henri Quantin, auteur l’an passé d’une brillante communication sur Léon Bloy, ne me déçut pas, osant parler de cette pieuse femme avec moult jeux de mots et un enthousiasme pas bégueule. Le sujet était austère, sa présentation ne le fut point.

Je vais malheureusement manquer, mardi prochain, une autre conf, cette fois d’une copine musicologue, c’est bien dommage — mais je serais alors en train de faire le cacou sur France Culture (enregistrement: la diffusion sera samedi).