Et la couv de notre prochain catalogue (photo Duvic, créa Daylon):
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« Nous sommes entrés dans une société où la marchandisation règne à tous les niveaux de l’espace domestique. (…) Il y a des gens pour qui la sortie dans les grands magasins est vécue comme une sortie culturelle. Les grandes surfaces sont un peu les « maisons de la culture » pour certaines catégories sociales. » (Jean-Pierre Durand, sociologue à l’université d’Evry, cité dans l’Huma)
Oué, la conso comme culture. Et plus aucune lecture. Même les classes aisées et cultivées ne lisent plus: nous hallucinions avec un ami, en parcourant dimanche les rues des pentes de la Croix-Rousse, quartier totalement bobo-ifié de nos jours, de la densité de cabarets et bars-concert au mètre carré. Ciné, télé et spectacle: la culture est entrée dans l’ère du tout saltimbanque. Du produit livre, il n’y a guère encore que la bédé pour se vendre. Jusqu’aux années 1990, était considérée comme best-seller une vente de livres au-delà de 100 000 exemplaires. Aujourd’hui, c’est tombé à 10 000 ex. Et la plupart des ouvrages sont bien heureux lorsqu’ils atteignent, péniblement, les 800 ex vendus. Le livre meurt, le livre est mort — almost.
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Journée mondaine, hier, avec tout d’abord une signature d’Etienne Barillier organisée dans une librairie de BD de la Croix-Rousse, en compagnie des acteurs et du dramaturge de la pièce Fantômas revient. Tout le monde fut fort sympathique, mais l’on déplora l’absence de la vedette (Romane Bohringer) ainsi que… du public (un seul client).
Pas énormément plus de public pour le mini-salon littéraire qui suivit, le soir, organisé par Sylvie Lainé dans un restaurant de la rive gauche. Il y eu foule, véritablement, mais pas pas tant de « fans » que d’auteurs, journalistes, libraires, bibliothécaires, graphistes, etc. Etonnante et très chaleureuse ambiance: selon un mot d’Etienne, on se serait cru à une surboum — sans la danse. Mais avec la musique: dans la première salle, Jean-Marc Tomi, l’un des membres du comité de rédaction de Fiction, se déchaîna à la guitare pour une ambiance très fifties. Tandis que dans la deuxième salle, devant, derrière et autour des tables, cela papotait ferme, par grappes mouvantes et compactes. Duvic, Girardot, Lainé, Méreste, Damasio, Ligny, Di Rollo, Colson, Hayez, Goffi, Larme, Leicht, Li-Cam ou Nevil faisaient partie de cet intello-mondain événement, entre verres de bière, bouquins et plats chauds.
