Bordeaux de nuit
#1128
Ciel blanc et bruine — et toujours pas de collines, non Olivier. Le travail avance bien, avec Laurent, et le soir Patrick tente de compenser un peu mon absence de culture cinéma en m’organisant un festival de comédies anglaises d’autrefois: Margaret Rutherford, Alec Guiness, les studios d’Ealing, etc.
Dans la série « je vous montre mes diapos? », quelques photos aux environs de chez Laurent: l’église Notre-Dame au-dessus des toits, la demeure de naissance du peintre fauve Albert Marquet, un commerce typique face à la caserne Nansouty, et des portes non moins typiques…
#1127
Peu à dire, somme toute: le travail avec Laurent avance déjà bien, c’est le principal. Patrick pour sa part me montre des comédies anglais en noir-et-blanc, très plaisantes. Au dehors, mes premiers jours bordelais ont été marqués par le froid et la pluie, ciel cendreux, odeur de fumée et d’eau. Je suis heureux de marcher dans ces rues que j’aime. Étrange Bordeaux aux demeures toutes semblables, basses et blondes, alignées en d’interminables avenues.
Trois photos: la vue depuis la fenêtre de chez Laurent, au find fond du quartier Nansouty, et l’homme lui-même en pleine concentration…
#1126
Voyage à Bordeaux. Levé atrocement tôt, pour prendre un TGV qui, quelle surprise, fut en retard. Sur le quai, défilé de trois puis quatre vieilles maquerelles, vision inquiétante. Gros budget pommade et poudre, En quoi l’adoption d’un teint genre vieux sioux améliore-t-il l’esthétique de ce genre d' »executive women » sur le retour — ou alors, c’est pour faire peur à leurs jeunes collègues?
Un peu plus tard, j’émerge de mon demi-sommeil pour ouvrir un oeil sur le paysage, le ciel tuméfié me rappelle les rides et l’ocre des quatre terreurs.











