#1055

Rêvé qu’une copine universitaire me confiait ses problèmes de rivalités académiques avec une dénommée Mme Gurnes (NB: le vrai nom de Fantômas est Gurn). Cela provenait en particulier de ses recherches sur des cétacés ayant récemment changé d’aspect: leur peau présente maintenant des cercles sombres concentriques et elle est persuadé que ces animaux sont sur le sentier de la guerre. Son autre problème est qu’à chaque fois qu’elle sort de l’eau, elle est morte de froid, tremblante et la peau teintée de vert: je lui rappelle que mon petit frère avait lui aussi ce syndrome, autrefois. Lorsque nous allions à la plage en famille, mon frangin finissait généralement la journée grelottant dans une serviette, le teint glauque — nous avions appelé ça « avoir la vertouille ».

#1052

Fourbu. Il y a assurément des jours moins intéressants que d’autres: si hier j’ai reçu les (superbes) photos de mon oncle Jean, que j’ai commencé à intégrer dans la maquette du Fantômas, aujourd’hui en revanche je ne me suis consacré qu’à des tâches assez ingrates: constitution de deux dossiers de subvention (si à force d’en demander je n’en obtiens pas quelques-unes, bon sang!) et réunion/rédaction de plein de matériel pour le site version 3.0 des Moutons électriques. Je pensais que tout cela ne me prendrait guère de temps… et j’y ai passé toute la journée.

Enfin lu le début des 20th Century Boys — depuis le temps que tout le monde me disait que ce manga est formidable. Il l’est: hâte de récupérer la suite. Lu aussi l’intégrale des Convoi TM de Smolderen et Gauckler: les couleurs sont effroyables mais le scénario d’une grande intelligence, une très belle oeuvre de SF cyber. Et lu enfin, c’est ma période bédé, la première reliure des Rocketo de Franck Espinosa. Une très étonnante SF du futur lointain, poétique et bizarroïde en diable.

#1051

Excellent moment musical, hier soir. Mon coloc avait rapporté quelques bonnes galettes, dont un live de Camel datant de 1981 — l’historique version avec deux claviéristes (Kit Watkins et Jan Schelhaas). Il avait aussi déniché un DVD d’un concert de Caravan de 2003, leur 35e anniversaire. Il sera dit que je reviens tout le temps à Camel et Caravan. Et cette fois ce fut un peu un festival Jan Schelhaas: le clavieriste était présent sur les deux concerts. Etonnant: remplaçant il y a trois ans l’un des fondateurs de Caravan, alors que lui-même n’avait fait que de fort anciens et très brefs passages dans le groupe, il saisit à la perfection l’esprit et le son « Canterbury ». Deux doigts de la main gauche rivés sur les pitchs et la main droite courant en tous sens, ah ces soli, ces envolées… Du pur Canterbury, vraiment. Minuscule chapelle jazz-rock issue de la petite ville anglaise, le Canterbury demeure contre vents et marées mon petit recoin musical favori. Celui qui m’excite le plus, celui qui est capable de me coller un grand sourire durant tout le visionnage d’un DVD un soir d’été…