#1029

Pelote de liens

La Ruche est le blog infréquent de mon coloc, qui a un peu posté ces derniers temps. Il évoque, bien sûr, les concerts solo de Steve Hogarth que nous avons vu, dont l’un à Lille il y a peu. On trouve pas mal d’extraits de cette très belle et intimiste tournée sur You Tube.

Tous les deux ans, ma copine Zabeth rouvre un blog. C’est l’année.

La formidable Terri Windling a un blog, elle aussi.

Eh, y’a Fabrice Colin qui cause dans le poste, à « Mauvais genres » sur France Culture (y’a aussi un podcast). Et ils ont diffusé sa dramatique radio, « Nous étions jeunes dans l’été immobile » (dont le texte paraîtra dans le 5e Fiction).

La graphiste Letizia Goffi tient un blog sur l’animation. Si jamais elle ne le connaît pas, je lui conseille ce fascinant DA brésilien (très « calvesque », je trouve), de Guilherme Marcondes.

Mon oncle Jean est un photographe de talent, je trouve. Sur Horizon oblique, son blog photo, de beaux portraits n&b qui me touchent: ma tante, mon oncle, mon père.

#1028

Je rêve fréquemment de Cergy-Pontoise, et en particulier d’une bibliothèque dont je raffolais étant môme, ainsi que du quartier au-dessus, et du centre commercial non loin…

Mais ces endroits n’ont jamais existés. J’ai passé mon adolescence à Cergy-Pontoise, j’allais dans une bibliothèque, j’allais dans un centre commercial — mais pas ceux-là. Etrangement, j’ai rêvé un jour (une nuit) de ces lieux, m’y suis promené… et depuis, j’y reviens, avec une impression de souvenir, de vécu.

#1026

Cris de ville…

Il y a le cri estival: la voiture abandonnée par son propriétaire qui, dans la ville déjà dépeuplée, ulule vingt minutes durant à intervalle régulier.

Il y a le cri matinal: deux corbeaux en guerre qui s’invectivent d’une voix rauque, flap-flapant devant les fenêtres, au ras des toits.

Il y a le cri mundial: cette clameur collective qui certains soirs enfle soudain dans la nuit, sauvage, inquiétante dans son unanimisme, et qui déborde ensuite dans la rue avec vrombissements et klaxons.

#1025

Le temps est de nouveau doux: ouf, on respire. Et donc, je travaille plus aisément. Le nez dans les comptes, aujourd’hui — je n’en raffole pas mais non seulement c’est nécessaire mais assez rassurant, en définitive.

Lecture de Wimbledon Green de Seth, un étrange comics de format quasi carré aux coins arrondis (hum, miam: beau!). Sur les magouilles et les mystères d’un collectionneur… de comics. Amusant, déroutant, une suite en cases minuscules tout à fait séduisante. Je lis aussi le quatrième TPB du Sandman Mystery Theatre, a favorite of mine. Du polar rétro à la saveur de pulp savamment perturbée par le réalisme de la narration.

Sinon? Un vieux polar, as usual (de l’oublié Francis Gerard), et le sympa mais agaçant Tunnel Visions de Christopher Ross, un essai datant de 2001 (un des nombreux bouquins de ma collection de livres sur Londres). Récit des observations mi-amusées mi-pédantes d’un intello ayant décidé de bosser dans le métro londonien. c’est attachant mais les notes genre « philo à deux sous » mâtinée d’un peu d’esprit bobo-New Age, ça m’irrite un rien. Ah, et puis un Princesse Saphir de Tezuka. J’adore les Tezuka rondouillards et rigolos.