#1050

Pour une fois, j’ai rêvé que j’habitais à Lyon — dans une autre maison, je veux dire. Lorsque je lui en ai parlé, mon coloc m’a dit que je semblais souvent rêver d’habiter ailleurs. c’est sans doute vrai. Rêves de grandes maisons entourées d’arbres… Cette fois, apparemment c’était en haut des pentes de la Croix-Rousse. Une belle demeure de type années 30, comment dire? Je ne sais comment s’appelle ce genre de maisons: toutes en lignes droites et cannelures, toit en terrasse et grandes fenêtres. Il y avait trois étages, et au dernier, une vaste terrasse, sous une canopée de pins maritimes. Étonnant comme j’explorai tout le plan, bien dessiné dans mon esprit. La petite chatte Jabule était là, aussi, venue visiter avec nous: elle gambadait de pièce en pièce, visiblement heureuse. Il n’y avait que la déco en chinoiseries du petit salon du rez-de-chaussée, sous l’escalier en colimaçon, qui était du plus mauvais goût. Le soleil couchant allongeait les ombres et roussissait la terrasse. À travers les arbres, on distinguait la colline de Fourvière.

#1049

Encore rêvé de Bordeaux. La nuit tombait, la ville était toute rousse. Tout était incroyablement précis, dans ce rêve, les détails des endroits où je passais, tel trottoir, telle façade. Mais le Bordaux dont je rêve n’est jamais le véritable Bordeaux: c’est une ville rêvée, avec ses prorpes endroits, ses propres rues et bâtiments. Et l’étonnant de tout cela est que d’une fois sur l’autre j’y retrouve des souvenirs, je me rappelle avoir déjà rêvé/passé par là. Cette fois, je découvrais cependant une nouvelle boutique, un bouquiniste tenu par un jeune Beur prénommé Adid.

#1047

Ce matin tôt, j’ouvris brièvement les yeux sur un beau coin de ciel bleu. Les refermant, je rêvai d’un bord de mer, ce même ciel bleu se fondant dans l’océan, et puis un phare, le vent froid (qui coulait effectivement de la fenêtre) et des cris de mouettes… Envie d’iode, d’embruns, de sable et de vagues. Las, au réveil le ciel pesait de nouveau en grisaille sur une ville typiquement estivale: juste hantée par les voyous et les freaks. Il faut se rendre au marché pour voir des habitants normaux. Terrible ventre creux de l’été.

#1046

Fraîcheur, averses: moi j’aime, on respire. Le ciel bleu, lavé, est d’une grâce éclatante. Encore un peu retouché la maquette du « Hercule Poirot » aujourd’hui, terminé l’article historique pour icelui. Planté devant mon écran, Albert-le-chat suit avec intérêt les déplacements du curseur. Pousse-toi, le chat, tu me gênes.