Vous ai-je déjà dit que j’adore l’émission « Mauvais Genres » de France Culture? Eh bien, voilà qui est fait. Allez donc écouter ici la dernière en date, avec le camarade Xavier Mauméjean comme invité. C’est aussi ça, la magie de ouèb: pouvoir écouter une émission à retardement. Vu comme je déteste m’asseoir devant le poste à heure dite, je préfère toujours écouter cette émission sur enregistrement en ligne — dommage qu’ils ne les archivent pas. Tandis qu’écouter Angelier & ses invités dans l’ordi, tout en bossant tranquillement sur une maquette, ah le confort!
#572
Je fantasme gentiment (?): je me dis que l’idéal serait de trouver à faire traduire en anglais mon cycle de nouvelles polar/SF, afin de les publier outre-Atlantique ou outre-Manche, car j’ai dans l’idée que ce style d’uchronies bizarres pourrait y plaire… (précision utile: en France je n’ai pas encore essayé de les placer)
C’est Mélanie Fazi et Léa Silhol, en ce moment, qui se font traduire et publier en anglais. Chouette, ça. Mais encore faut-il trouver quelqu’un qui sache le faire et accepte d’ainsi travailler en n’étant payé qu’au résultat: sur la vente d’un texte ainsi traduit. Le révérend-père Dunyach, lui, étant plein de thunes, avait payé cash ses traductions. C’est sot: je suis certain qu’il y a quelques auteurs de par chez nous qui chacun avec sa « patte » pourraient s’épanouir sur le marché de langue anglaise — Day, Bellagamba, le Calvo et le Colin…
#571
Je dois trop lire de SF: faisant mes courses à l’épicerie pas loin de chez moi, je lis près de la caisse « Location nettoyeur vapeur ». Et j’imagine aussitôt une femme de ménage steampunk.
#570
Word est un con: terminant de rédiger un article à propos de Lewis Carroll, j’ai eu la surprise de soudain découvrir que le « snark » que je venais de taper avait magiquement été transformé en « nard » par les génies de chez PetitMou.
Si, si, j’ai vérifié: le mot nard existe, c’est une plante herbacée.
#569
Fête du livre jeunesse à Villeurbanne: cette fois la chance est avec eux, il fait un temps superbe, aux transparences estivales.
Devant la salle principale, caracolent d’étranges animaux extraterrestres (des yuoclund, que ça s’appelle), saisissants de réalisme: comme de gigantesques moutons arqués sur des pattes immensément hautes, le lainage long, le groin camus & sombre. Il ne leur manque que l’odeur de bouc pour être plus parfaitement réalistes.
À l’intérieur, beaucoup d’illustratrices/illustrateurs (of course) & je fais un grand effort pour ne pas me ruiner… Quelques connaissances, un gars qui sort de prison, un vieux copain perdu de vue depuis des lustres qui gère maintenant un beau site culturel (Sitartmag), l’illustrateur Philippe-Henri Turin (dont le talent avec un pinceau me sidère toujours), un journaliste que je connais depuis longtemps (il bosse depuis 19 ans dans son magazine, je suis resté 17 ans à la librairie: tout ça ne nous rajeunit pas, faisons-nous pour notre minute de vieux croûtons), mes anciens collègues…
Le couloir entre les deux salles s’habille en Nautilus: des hublots rutilants s’ouvrent sur d’étranges machines, des lumières, des formes merveilleuses.
Aller comme retour, une halte au pied des « grattes-ciel »: ces petites tours érigées dans les années 30 par l’architectecte Tony Garnier, en plein centre de Villerubanne, ne cesseront jamais de me séduire. Eles sont une sortes de folie hollywoodienne, un décor infiniment kitsch & par conséquent attendrissant, une beauté désuete dont l’aspect autoritaire (l’hôtel du ville est du pur stalinien monumental) a cédé, sous les années & les coups de pinceau blanc, à l’appel de cette curieuse mollesse urbaine dont Villeurbanne semble s’être fait une spécialité…