#112

Tiens, ce matin j’avais oublié de lire mon courrier, avant de sortir déjeuner: s’y trouvait une revue, Salmigondis n°18 (2 place de l’Abbaye 39200 St Claude; 6 euros).

Avec une nouvelle de moi, « D’or et de ciel ».

Jolie revue, grand format (magazine), dos carré, couv couleur élégante, maquette intérieure non moins sobre & belle. À dire vrai, ma nouvelle en est à peine une: vignette très brève (juste une page de la revue, bien aérée), poésie en prose. Je ne savais qu’en faire, je m’étais donc dit que la proposer à une revue de « littgen » serait peut-être l’idée… Je suis très heureux de me retrouver dans un si joli support, & visiblement en bonne compagnie: leurs pages de chroniques sur des livres & d’autres revues me semblent remarquables d’ouverture d’esprit/fusion des genres, ça me plait…

#111

« Many years ago, when I was once saying sadly to Max it was a pity I couldn’t have taken up archaeology when I was a girl, so as to be more knowledgeable on the subject, he said, ‘Don’t you realize that at this moment you know more about prehistoric pottery than any woman in England? » A. Christie, An Autobiography (1981)

Une belle exposition au British Museum: Agatha Christie and Archaeology: Mystery in Mesopotamia (8 novembre 2001 – 24 mars 2002). Le site est très intéressant — et j’espère bien aller à Londres au début de l’an prochain, donc: chic alors!

Cette expo présente « a fascinating look at the secret life of one of the world’s most popular writers.

Agatha Christie (1890-1976) originally became interested in archaeology on a visit to the site of Ur (in modern Iraq) in 1928. It was at Ur that she met her future husband, the archaeologist Max Mallowan, and became involved in excavation of the sites in Iraq and Syria that were to make his name.

Agatha was greatly devoted to her husband and his career, accompanying him on digs and fulfilling the role of junior assistant: cleaning and repairing objects, matching pottery fragments and cataloguing finds. She became very expert, and was much respected by Max’s colleagues for her painstaking and skilled work. She also found time to write, and some of her best known books are based on her life in the Middle East: Murder on the Orient Express, Death on the Nile, Appointment with Death and most particularly, Murder in Mesopotamia.

This tour looks at some of the objects from each of the sites that Agatha worked on, and some of the photographs that she made there, a unique record that captures the mood of the digs. »

#110

Lu: Be First in the Universe et Expiration Date: Never de Terry Bisson & Stephanie Spinner.

En France, curieusement, plusieurs éditeurs se battent pour publier Bisson — auteur que j’apprécie beaucoup mais dont on peut difficilement prétendre qu’il vend. Anyway, ces deux romans-ci ne verront sans doute pas le jour chez nous: ce sont des romans pour ados.

Deux minces volumes très amusants, parus en 2000 & 2001, sur la vie pas ordinaire de Tod & Tessa, des jumeaux élevés par leurs hyper baba-cools de grands-parents quelque part dans une ferme typiquement américaine, leur rivalité avec les affreux jumeaux Gneiss, leur amitié avec le calamiteux « comique » Watson, et leur rencontre avec l’étonnant Jack, un sympathique extraterrestre tenant une boutique de location de gadgets au troisième étage du tout nouveau centre commercial de la région. Dans le premier roman, Jack recherche des jumeaux dont l’ADN contiendrait une sévère dose de méchanceté typiquement humaine (ça tombe bien: les Gneiss possèdent les gènes de Vlad l’Empaleur, le modèle de Dracula!). En effet, sa planète est menacée par une horrible invasion… Et son peuple trop pacifique pour se défendre.

Dans le deuxième, Jack (et sa soeur jumelle, toujours en orbite) reviennent car l’invasion a eu lieu (en fait de méchants envahisseurs, il s’agissait d’un peuple de… touristes!) et ils cherchent un moyen de dégoûter leurs visiteurs indésirables… Ça tombe bien: un vieux pote des grands-parents de Tod & Tessa, le célèbre batteur de rock Nigel, est de passage, qui cherche un coin tranquille où répéter sa grande symphonie rock pour batterie dont personne ne veut…

C’est bien enlevé, rigolo tout plein, avec des trouvailles de typo et des réparties qui tuent — j’ai passé deux bons moments.